16 décembre 1991 : le Kazakhstan se libère du colonialisme soviétique

Ce 16 décembre 2025, le Kazakhstan célèbre le 34e anniversaire de son indépendance, proclamée en 1991 face à l’effondrement du régime communiste soviétique. Cette date symbolise la victoire définitive d’un peuple ancestral sur un système totalitaire qui a imposé la terreur, la famine et l’asservissement culturel pendant sept décennies. Le communisme, avec son athéisme militant et son mépris des identités nationales, a tenté d’effacer l’âme kazakhe. Pourtant, le peuple des steppes a résisté, et son indépendance a porté le coup de grâce à l’un des plus grands empires oppressifs du XXe siècle.

Les racines nomades brisées par l’impérialisme rouge

Les Kazakhs, descendants fiers des tribus turco-mongoles, vivaient en liberté sur les immenses steppes eurasiennes, éleveurs nomades respectueux de leurs traditions ancestrales. L’expansion russe au XIXe siècle ouvrant la voie à la révolution bolchevique de 1917, le Kazakhstan fut intégré de force à l’Union soviétique, devenant république soviétique à part entière en 1936. Le régime stalinien imposa alors une collectivisation brutale qui provoqua une famine monstrueuse dans les années 1930 : plus d’un million de morts, près d’un quart de la population kazakhe décimée. Nomades sédentarisés de force, familles anéanties par la faim orchestrée depuis Moscou – un véritable génocide par la faim au nom de l’idéologie communiste.

À ces crimes s’ajoutèrent les déportations massives : Coréens, Allemands de la Volga, Tchétchènes et autres peuples réprimés furent envoyés dans les camps kazakhs, transformant le pays en immense prison. Les colons russes affluèrent, rendant les Kazakhs minoritaires sur leur propre terre. Le régime soviétique dilua sciemment l’identité nationale pour mieux dominer.

Les premières fissures : la révolte de Jeltoksan

Le 16 décembre 1986, des manifestants sont descendus dans les rues d’Alma-Ata pour réclamer la démission du nouveau dirigeant Gennady Kolbin. Archives centrales d’État des films, photos et enregistrements sonores de la République du Kazakhstan.

Dans les années 1980, les réformes illusoires de Gorbatchev – perestroïka et glasnost – ne firent qu’exposer la faillite totale du système communiste. En décembre 1986, à Almaty, des étudiants kazakhs manifestèrent pacifiquement contre la nomination d’un Russe à la tête du parti local. La réponse fut impitoyable : l’armée soviétique écrasa la révolte dans le sang. Des dizaines de morts, des centaines d’arrestations. Ces événements, connus sous le nom de Jeltoksan (« Décembre » en kazakh), marquèrent le réveil de la conscience nationale. Les martyrs de Jeltoksan sont aujourd’hui honorés comme les pionniers de la lutte contre l’oppression communiste.

La chute de l’empire : le 16 décembre 1991

Noursoultan Nazarbaïev prêtant serment en tant que premier président du Kazakhstan, décembre 1991 

L’effondrement final arriva en 1991. Le putsch raté des communistes conservateurs à Moscou précipita la désintégration de l’URSS. Une à une, les républiques déclarèrent leur indépendance. Le Kazakhstan, prudent mais résolu, attendit le moment décisif. Le 16 décembre 1991, le Soviet suprême adopta la loi sur l’indépendance d’État, affirmant la souveraineté totale. Nursultan Nazarbayev, leader pragmatique, guida cette transition historique. Quelques jours plus tard, à Almaty, il signa le protocole qui créa la Communauté des États indépendants et enterra définitivement l’Union soviétique. Le Kazakhstan fut la dernière république à partir, scellant ainsi la mort du monstre communiste.

La renaissance post-soviétique

Malgré l’héritage empoisonné – économie ruinée, environnement pollué par les essais nucléaires soviétiques, société traumatisée –, le Kazakhstan indépendant s’est relevé avec une détermination remarquable. Exploitation de ses richesses naturelles, investissements étrangers massifs, construction d’une nouvelle capitale moderne à Astana : le pays a tourné la page du cauchemar rouge. Les célébrations annuelles du 16 décembre, avec leurs parades et leurs fêtes populaires, exaltent cette victoire sur le totalitarisme marxiste.

L’histoire kazakhe résonne puissamment avec celle de la Bretagne, nation millénaire soumise à un État étranger tout aussi étouffant que l’État soviétique fut pour les Kazakhs. Comme l’URSS niant les nations au nom de l’internationalisme prolétarien, la République française refuse obstinément d’admettre l’existence des peuples qu’elle subordonne, dont le peuple breton, imposant l’assimilation linguistique, culturelle et économique. Interdiction historique du breton à l’école, colonisation administrative, pillage des ressources : la Bretagne est traitée comme une colonie interne par Paris. Le jacobinisme, précurseur idéologique de la tyrannie marxiste du XXe siècle avec sa « République une et indivisible », finira comme l’URSS : effondré sous le poids de ses contradictions et de la volonté inébranlable des peuples.

Une leçon universelle pour les nations opprimées

En ce 16 décembre 2025, il est utile de se rappeler de la ténacité du peuple kazakh qui a brisé les chaînes du communisme. Son triomphe sur l’occupation étrangère, surtout face à un système aussi aliénant et répressif que le communisme soviétique, prouve que les empires, qu’ils soient rouges ou jacobins, sont condamnés à disparaître. Que cette victoire inspire la lutte bretonne pour reconquérir sa pleine souveraineté. L’histoire appartient aux peuples qui refusent l’asservissement. 

Olier Kerdrel

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By La rédaction

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