La répression coloniale s’abat sur la Kanaky occupée par les Français. Face aux patriotes canaques mobilisés contre le projet de dégel du corps électoral au profit de nouveaux colons français, le régime de Paris a fait le choix de la violence.
révolte cette nuit en Nouvelle Calédonie – Kanaky 🇳🇨
routes bloquées, commerces incendiés, affrontements après une journée rythmée par les mobilisations contre le dégel du corps électoral pic.twitter.com/l2HuETjqxf
— Charli☀️🦎 (@CharliB97783485) May 13, 2024
Nuit d’ #émeutes à Nouméa, l’usine #LeFroid a été entièrement détruite par les flammes.
De nouveau pillages signalés, deux concessionnaires automobiles incendiés également. pic.twitter.com/thSNcenv8i— Charlotte Mannevy (@CMannevy) May 13, 2024
Le représentant de l’autorité coloniale en Nouvelle-Calédonie a annoncé un couvre-feu pour faciliter la répression de la résistance canaque.
🔵 Point de situation sur les graves troubles à l’ordre public. pic.twitter.com/sXiHXI4RDY
— Haut-commissariat en Nouvelle-Calédonie 🇫🇷 (@HC98800) May 13, 2024
De son côté, le régime de Paris annonce une nouvelle vague de terreur contre la population canaque.
Nouvelle-Calédonie : Gérald Darmanin annonce l’envoi de renforts sur l’archipel, après de vives tensions liées à une réforme constitutionnelle examinée par l’Assemblée nationale
➡️ https://t.co/Gtk6jloipi pic.twitter.com/VnJ5BMdd60— franceinfo (@franceinfo) May 13, 2024
Les autorités coloniales françaises invoquent bien entendu le respect de l’ordre établi, donc du statu quo colonial, discours qui est celui du parti des colons de Calédonie. Cette invocation du respect des lois dictées par l’occupation ne permettra pas de préserver la paix civile.
En sabotant le processus d’indépendance consécutif aux accords de Nouméa, Macron et le régime français ont créé les conditions de la reprise de la lutte armée pour la libération de l’île. Espérer que la nation canaque accepte sans riposter l’ouverture à la colonisation de peuplement de leur pays, y compris politique, est une illusion.
Ce jusqu’au-boutisme français est caractéristique : c’est lui qui a mené aux guerres d’Indochine et d’Algérie. Guidée par son arrogance historique, la France ne recule que face à la détermination des peuples qu’elle opprime.
#DirectAN Nous avons voté pour le du rejet texte gouvernemental prévoyant le dégel du corps électoral en #NouvelleCaledonie.
« La moitié de la population de la Nouvelle-Calédonie sont nés pour être libres et indépendants. Que faites-vous de cette fierté d’être Kanak ? » pic.twitter.com/KBa8B23RJq
— Députés GDR-Nupes (@deputesGDR) May 13, 2024
L’impérialisme français est en crise terminale. Récemment évincé d’une large partie de l’Afrique de l’Ouest, marginalisé ailleurs, il tente de s’accrocher partout à ses dernières positions.
Pour la Bretagne et les autres nations encore occupées par l’Etat français, les évènements de Calédonie sont un tournant : ils démontrent que le régime français est incapable de reconnaître l’existence des peuples ainsi que leurs droits nationaux inaliénables. Ses propos lénifiants sur « la démocratie » ou le droit international ne masquent pas la nature invariable du régime colonial français.
Le front calédonien est celui de toutes les nations qui veulent en finir avec l’impérialisme français. Le soutenir, par tous les moyens, est la position d’évidence, y compris pour les Bretons qui font face à la même occupation. Les succès de la Kanaky contre la France sont des succès de Breizh contre la France.
Ewen Broc’han
Recevez notre newsletter par e-mail !
