Face au coup de force colonialiste, la Kanaky se révolte contre l’occupation française

La répression coloniale s’abat sur la Kanaky occupée par les Français. Face aux patriotes canaques mobilisés contre le projet de dégel du corps électoral au profit de nouveaux colons français, le régime de Paris a fait le choix de la violence.

Le représentant de l’autorité coloniale en Nouvelle-Calédonie a annoncé un couvre-feu pour faciliter la répression de la résistance canaque.

De son côté, le régime de Paris annonce une nouvelle vague de terreur contre la population canaque.

Les autorités coloniales françaises invoquent bien entendu le respect de l’ordre établi, donc du statu quo colonial, discours qui est celui du parti des colons de Calédonie. Cette invocation du respect des lois dictées par l’occupation ne permettra pas de préserver la paix civile.

En sabotant le processus d’indépendance consécutif aux accords de Nouméa, Macron et le régime français ont créé les conditions de la reprise de la lutte armée pour la libération de l’île. Espérer que la nation canaque accepte sans riposter l’ouverture à la colonisation de peuplement de leur pays, y compris politique, est une illusion.

Ce jusqu’au-boutisme français est caractéristique : c’est lui qui a mené aux guerres d’Indochine et d’Algérie. Guidée par son arrogance historique, la France ne recule que face à la détermination des peuples qu’elle opprime.

L’impérialisme français est en crise terminale. Récemment évincé d’une large partie de l’Afrique de l’Ouest, marginalisé ailleurs, il tente de s’accrocher partout à ses dernières positions.

Pour la Bretagne et les autres nations encore occupées par l’Etat français, les évènements de Calédonie sont un tournant : ils démontrent que le régime français est incapable de reconnaître l’existence des peuples ainsi que leurs droits nationaux inaliénables. Ses propos lénifiants sur « la démocratie » ou le droit international ne masquent pas la nature invariable du régime colonial français.

Le front calédonien est celui de toutes les nations qui veulent en finir avec l’impérialisme français. Le soutenir, par tous les moyens, est la position d’évidence, y compris pour les Bretons qui font face à la même occupation. Les succès de la Kanaky contre la France sont des succès de Breizh contre la France.

Ewen Broc’han

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By La rédaction

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