Pour une Bretagne fière et combattante : une sélection nationale, comme l’Écosse !

En voyant l’Écosse, cette nation celte, disputer les qualifications de la Coupe du Monde, affronter les autres nations et fédérer son peuple derrière le Tartan Army, une évidence s’impose : la Bretagne doit suivre cette voie. L’Écosse existe pleinement sur la scène internationale, elle joue, elle gagne parfois, elle affirme son identité.

 

Pourquoi la Bretagne, avec son histoire millénaire et sa passion pour le football, resterait-elle cantonnée au rôle de réservoir de talents pour l’équipe de France ? Il est temps d’exiger notre propre sélection nationale.

Un vivier de talents exceptionnel

La Bretagne ne manque pas de footballeurs. Stéphane Guivarc’h, Paul Le Guen, Yoann Gourcuff et Christian Gourcuff en ont déjà porté haut les couleurs. Aujourd’hui, on peut citer Jérémy Morel, Étienne Didot, Gaëtan Courtet, Yann Kermorgant. Une sélection bretonne rassemblerait des joueurs nés en Bretagne (22, 29, 35, 44, 56), créant un bloc homogène, imprégné de notre culture du combat et de la technicité.

Les avantages concrets et stratégiques

Sportivement, une sélection nationale permettrait une meilleure valorisation des talents bretons, une exposition internationale accrue et un levier de pression sur les clubs pour conserver nos meilleurs joueurs. Économiquement, les matchs amicaux, un tournoi interceltique annuel (Écosse, Pays de Galles, Cornouailles, Irlande) et les droits TV généreraient des revenus directs pour la formation et les infrastructures. Culturellement, elle incarnerait un soft power puissant : une fierté bretonne enfin pleinement assumé, comme les nations soeurs de la Bretagne que sont l’Irlande, l’Écosse, le Pays de Galles. En Pratique, elle exigerait une reconnaissance progressive par l’UEFA et la FIFA, sur le modèle des nations britanniques qui conservent leur autonomie malgré l’union politique.

Les changements à opérer dès maintenant

Il faut passer à l’action. D’abord, transformer la Bretagne Football Association (BFA) en une véritable structure professionnelle, dotée de moyens et d’un président charismatique. Ensuite, obtenir un statut dérogatoire auprès de la FIFA, en s’appuyant sur les précédents celtiques et sur un lobbying politique transpartisan. Investir massivement dans les académies, créer un centre technique breton dédié, et organiser des matchs réguliers contre d’autres sélections non-FIFA ou amicales.

Politiquement, exiger du Conseil « régional » un soutien financier et diplomatique clair.

Techniquement, adopter un modèle hybride : matchs officieux pour commencer, puis intégration progressive dans des compétitions reconnues.

Comme l’Écosse chante Flower of Scotland, il est temps de faire résonner Bro Gozh ma Zadoù dans les stades lors de véritables compétitions internationales. La Bretagne n’est pas une « région » parmi d’autres : c’est une nation, et en particulier une nation de foot. Soutenons sans relâche cette ambition légitime.

Budig Gourmaelon

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By La rédaction

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