Marcher vers l’indépendance, une question de volonté nationale ! (Editorial)

Breizh est une nation, une nation plus ancienne que la France, forgée dès le 6ème siècle, quatre siècles avant que la France ne se mette à balbutier. Pendant plus d’un millénaire, les conquérants francs de la Gaule ont livré une guerre incessante à la fière nation bretonne pour la faire plier, sans succès. C’est peu dire qu’après l’annexion de notre pays en 1789, l’effort de destruction de notre peuple par les Français pour étouffer notre nationalité a été massif et systématique, mis en œuvre par tous les moyens à sa disposition afin de dénationaliser les Bretons au point de leur faire croire qu’ils étaient des Français.

Cet effort a souvent réussi, mais pas totalement, grâce à une minorité de Bretons déterminée, inaccessible à toutes les tentatives, même les plus sanglantes. Cet échec français constitue en soi une grande victoire historique pour notre peuple et démontre le caractère irréductible de notre nationalité. Par notre affirmation nationale et notre combat quotidien pour l’indépendance, nous démontrons que l’Etat français n’a pas réussi à détruire notre nationalité, notre esprit national, ni le souvenir de notre liberté, et ce en dépit du déséquilibre massif des forces.

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Aujourd’hui, l’œuvre d’assimilation brutale qui a été menée peut être défaite bien plus rapidement qu’on ne le croit. Dès lors que les conditions historiques objectives sont réunies, la conscience nationale peut redevenir une réalité politique de masse.

C’est parce que nombre de Bretons ont perdu foi en eux-mêmes, parce qu’ils ont cédé à la facilité temporaire de l’ascension sociale au sein de la machine hexagonale, que beaucoup ont fait mine de capituler leur nationalité sous la pression française. C’est cette première inclination à la résignation qu’il faut combattre : aucune compromission avec la France, jamais, sous aucune forme ! Cet effort de défrancisation psychologique est la première tâche de l’Emsav, la première tâche des nationalistes. En réalité, la plupart des Bretons ont conscience de ne pas être français et l’expriment de diverses façons, souvent confusément. Que l’Etat français vacille, et il vacille aujourd’hui comme jamais il n’a vacillé, et ils se libèreront aussi rapidement qu’ils ont fait mine de se rallier à lui.

Pour nous, nationalistes organisés, combattre la France et son état est la condition première, essentielle, de notre libération. C’est cet état qui occupe notre pays, mène une politique d’écrasement de notre peuple. Nous devons le marteler, encore et toujours, en direction des masses bretonnes : l’Etat français, voilà l’ennemi ! Il nous faut d’abord une fraction du peuple solidement acquise à la cause de l’indépendance pour déclencher un mouvement plus large dans la conscience bretonne. C’est notre inflexibilité et notre agressivité qui nous ouvriront les portes de l’autodétermination, pas les hésitations et les demi formules. Tous les peuples agressés, occupés et aliénés par les Français ont invariablement réussi à se libérer en scandant leur propre nationalité, en défi à l’occupant, sans jamais se lasser, jusqu’à porter la confrontation au point d’ébullition.

Nous le disons aux uns et aux autres : il n’est pas question de se positionner à « droite » ou à « gauche », mais de mener la lutte de libération nationale. Le seul clivage politique est celui qui oppose Breizh, notre nation, à l’Etat français. Le marteler, c’est déjà le faire surgir dans le champ de la conscience des Bretons et dans le domaine des réalités politiques.

Le moment est venu pour les Bretons de reprendre confiance en eux-mêmes, galvanisés par leur fierté nationale sous l’action des nationalistes, de se rassembler, de préparer la revanche contre la puissance étrangère qui occupe et saccage notre patrie et la chasser. Ensuite, nous bâtirons un nouvel ordre de choses pour notre pays qui ne sera plus une région délavée par la francisation, mais un état solidement organisé, assis sur une société mobilisée pour la renaissance de la nation.

Ewen Broc’han

 

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By La rédaction

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