En Écosse, le Scottish National Party a subi une défaite historique lors des élections générales qui se déroulaient au Royaume-Uni. Passant de 48 à 8 sièges, c’est une déroute sans précédent pour le SNP.
The SNP are forecast to drop to just 10 seats – down from 48 in the 2019 election
ITV News Correspondent @PeterAdamSmith and former first minister Nicola Sturgeon discuss if Independence is still at the heart of Scottish voters pic.twitter.com/RJJZZGhEun
— ITV News (@itvnews) July 4, 2024
Devenu dominant dans les années 2010 lorsqu’il faisait campagne pour l’indépendance sous la direction Alex Salmond, le SNP a progressivement opéré un virage à l’extrême-gauche sous la direction Nicola Sturgeon dans le début des années 2020. En 2022, ce virage se radicalise encore pour faire de la promotion des transexuels une priorité du SNP, jusqu’à aller au bras de fer avec Londres sur ce sujet.
Peu de temps après, Nicola Sturgeon est éclaboussé par un scandale de corruption impliquant son mari. Elle démissionne de son poste de dirigeante du parti en 2023 pour céder la place à un Pakistanais, Humza Yousaf, connu pour ses déclarations virulentes contre les « Blancs » qu’il trouve trop nombreux en Écosse.
Fin 2023, sous l’impulsion de Yousaf, le SNP devient une organisation pro-palestinienne qui ne parle plus que de Gaza ou des « droits » des homosexuels.

Les électeurs écossais ont sanctionné la rhétorique anti-blanche de Humza Yousaf
Face au SNP, le Parti Travailliste britannique paraît beaucoup plus modéré et rationnel. Il fait campagne sur l’arrêt de l’immigration et les thématiques de la vie quotidienne. Fort d’une dynamique générale au Royaume-Uni, le recentrage du Labour lui permet d’opérer une large percée en Écosse.
Cette leçon prouve une nouvelle fois que c’est bien le message nationaliste et indépendantiste du SNP qui est attendu de la population écossaise. S’en écarter sous l’influence d’éléments bourgeois et urbains obsédés par les questions pseudo sexuelles, outrancièrement pro-immigration massive, ont privé les électeurs écossais d’une alternative crédible. Faute d’une option indépendantiste pragmatique et cohérente, ceux-ci se sont retournés vers des partis qui centrent leur discours sur les questions sociales et économiques du quotidien. C’est ce qui a fait le succès du Labour qui a notamment fait campagne pour l’arrêt de l’immigration.
En Écosse, la dérive gauchiste de l’indépendantisme connaît une fin brutale. Le SNP va rapidement devoir faire une analyse sans concession de sa désastreuse évolution et opérer un recentrage rapide et complet sur ce qui a fait sa force : le nationalisme et l’indépendance de l’Écosse. Faute de quoi, il deviendra groupusculaire pour le plus grand profit des partis britanniques à un moment où l’indépendantisme est paradoxalement devenu majoritaire dans l’opinion écossaise.
Ewen Broc’han
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