Sarajevo 1984, Paris 2024 : de l’utopie multiculturelle à la guerre interethnique

Les Jeux Olympiques de Paris ont été l’instrument d’une propagande chauvine destinée à maintenir l’illusion de la cohésion d’un état racialement et religieusement balkanisé. Au centre de ce dispositif, le monarque républicain, Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron et ses conseillers tentent de créer ex nihilo une fiction nationale à base de « récits » spectaculaires (au sens propre) qui donnent l’occasion de mises en scène surmédiatisées auxquelles sont exposées les masses hexagonales.

Ainsi des « panthéonisations » à répétition, des célébrations mémorielles résistantialistes durant toute l’année (avec en point d’orgue les 80 ans du « débarquement » anglo-américain en Normandie) ou des évènements internationaux qui ne sont plus que des prétextes à célébrer le régime républicain et ce qu’il convient d’appeler sa mythologie fondatrice.

La raison de cet effort d’embrigadement constant n’est pas une fièvre nationaliste, mais bien son absence. Sous l’effet de l’immigration de masse, le sentiment national en France s’est très largement érodé pour laisser place à une société multiculturelle, multiraciale, multiconfessionnelle en proie à des tensions intérieures permanentes comme l’illustre les résultats des élections européennes et législatives de juin et juillet 2024.

C’est le déficit de consensus identitaire qui pousse l’élite dirigeante française à convoquer la mythologie révolutionnaire de 1789 et la mystique antifasciste de 1945 pour relégitimer aux yeux du plus grand nombre l’État français actuel et, a fortiori, la classe dominante qui le contrôle.

Adeptes de l’idéalisme inhérent au jacobinisme, Macron et ses conseillers pensent pour pouvoir surmonter les contradictions internes du système français par un exercice de communication. Si la France est la « république » et que la république française est une somme de « valeurs », au demeurant fluctuantes, auxquelles n’importe qui peut théoriquement adhéré, alors, en effet, convaincre par la répétition de slogans et de symboles doit suffire.

La réalité est différente et les dynamiques démographiques ne peuvent pas être contrôlées par le seul martèlement médiatique, aussi intense soit-il. Les gigantesques émeutes raciales de juin 2023 l’ont prouvé.

En 1984, un autre système unitaire assis sur une idée foncièrement universaliste organisait ses jeux olympiques : la Yougoslavie communiste. Le slogan du système était alors « Unité, fraternité » et les médias yougoslaves, comme les médias hexagonaux, dénonçaient alors quotidiennement la menace « fasciste » et « nazie », protéiforme et extensible à tous les ennemis réels ou supposés du régime communiste.

Huit ans plus tard, le stade olympique de Sarajevo était un cimetière à ciel ouvert où les victimes de l’expérience multiculturelle communiste étaient ensevelies.

Le Stade de France, située dans le département de Seine-Saint-Denis où la population autochtone a été largement remplacée par des immigrés du tiers-monde, a lui aussi accueilli la cérémonie de clôture organisée par le système hexagonal. Nous nous retrouverons en 2032 pour dresser le bilan de la situation française.

Ewen Broc’han

 

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By La rédaction

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