Kemper (Quimper) : des ambulanciers menacés au couteau au cours d’une intervention, « des agressions de plus en plus fréquentes » dans le Finistère

Lucie (prénom modifié), 23 ans, effectuait un remplacement de nuit pour une garde Samu. Elle est ambulancière depuis un an et demi et effectue habituellement des transports programmés de jour. « J’avais envie de découvrir la nuit, le métier côté urgences », raconte-t-elle. Ce mercredi à 21h30, elle et son collègue ont été appelés par le 15 pour aller porter secours à un homme alcoolisé qui disait avoir pris des médicaments pour en finir.

Conduit menotté aux urgences

pinup pin up pin up pinup

« L’homme d’une cinquantaine d’années était très calme au début. Mais quand il a vu notre gyrophare dehors, il s’est mis en tête que nous étions des policiers et qu’on lui avait menti. Il est alors allé chercher un couteau dans la cuisine. Il nous a menacés. »

Les deux ambulanciers sont très vite sortis du logement. Ont regagné leur véhicule et se sont déplacés avant de recontacter le 15 puis la police. « Arrivés sur place dans les dix minutes suivantes, les policiers ont interpellé le Monsieur et l’ont menotté. Nous l’avons ensuite conduit aux urgences. Il a continué à insulter les policiers », poursuit Lucie.

Agressions de plus en plus fréquentes

La jeune femme reconnaît qu’il était difficile de savoir si l’homme aurait pu vraiment leur faire du mal. « Mais j’ai vu l’intention dans ses gestes, dans son regard. Je me suis sentie en danger. Et j’ai été très choquée d’être agressée alors que je venais pour aider. J’ai fait une crise d’angoisse. » La jeune femme, examinée aux urgences, s’est vu prescrire un arrêt de travail de quatre jours. Elle a déposé plainte.

« Cette agression ne remet pas en cause ma vocation pour ce métier que j’ai découvert lors d’un stage au lycée et que j’exerce avec passion. Mais je ne suis pas prête à reprendre de nuit », regrette Lucie.

L’ambulancière et ses collègues disent que ce type d’agression contre les équipes de secours est de plus en plus fréquent. Ce que constate effectivement le préfet du Finistère.

Source : Actu.fr

Recevez notre newsletter par e-mail !

By La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×