Tristan Lozach, figure emblématique des Gilets jaunes dans le Pays de Saint-Brieuc depuis les débuts du mouvement en novembre 2018, est décédé soudainement à l’âge de 33 ans annonce Actu.fr. Jeune père de famille, ce militant avait marqué les ronds-points bretons par son engagement intransigeant contre les injustices sociales imposées par l’État français. Son décès, survenu dans des circonstances difficiles et annoncé le 17 décembre 2025, laisse une communauté en deuil profond.
Sur les réseaux sociaux, les messages ont afflué : « On ne t’oubliera pas », clame le groupe Gilets Jaunes Lamballe, qui organisera un hommage au rond-point de Brézillet dans les prochains jours. Derrière cette disparition brutale se profile l’annonce d’une incarcération prochaine que Tristan Lozach vivait comme un véritable « cauchemar ». Sa dernière publication sur Facebook, datée du 11 décembre 2025 – soit quelques jours seulement avant l’annonce de son décès –, était particulièrement poignante : il y partageait une chanson intitulée « Je retourne en cellule », accompagnée de mots exprimant des regrets profonds et une immense détresse.
Tristan Lozach, qui avait lutté pour les Bretons les plus précaires sur les ronds-points, a été lui-même broyé par un système judiciaire implacable. Leader des blocages à Langueux et Saint-Brieuc dès les premiers actes du mouvement, Tristan Lozach incarnait une révolte bretonne authentique, loin des récupérations politiques parisiennes. Il laisse derrière lui un grand vide, mais aussi un symbole de la dureté d’un système hexagonal qui écrase ceux qui osent le défier tandis que les puissants de l’Hexagone en sont épargnés.
Ewen Broc’han
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