Depuis plusieurs mois, le régime français, en pleine campagne pour les élections européennes, utilise tout le décorum du résistantialisme pour mobiliser l’opinion hexagonale en faveur du parti au pouvoir. Débutée avec la « panthéonisation » du communiste arménien Manouchian par E. Macron, elle s’est poursuivie durant des semaines de « commémorations » avant de se conclure, en théorie, sur les plages de Normandie en présence de Joe Biden et de Volodomyr Zelensky.
En Bretagne, l’accueil n’a pas eu lieu comme prévu, comme l’indique la presse d’état française. La commune de Plumelec, devant accueillir Macron pour un énième exercice de vaine grandiloquence française, a été le théâtre d’une action d’opposition bretonne : les drapeaux étrangers ont été enlevés, des slogans patriotiques tagués, à l’instar de « La Bretagne n’est pas la France ».
La presse britannique évoque des « patriotes bretons » qui refusent que la Bretagne soit dirigée par la France.
🔴 Protesters steal ceremonial flags and scrawl anti-Macron graffiti in D-Day town https://t.co/GZZiL1myxI
— The Telegraph (@Telegraph) June 5, 2024
L’ère des mythes hexagonaux touche progressivement à sa fin en Bretagne comme le montrent de telles réactions spontanées. Cela n’échappe pas à l’opinion internationale.
Ewen Broc’han
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