En Écosse, Humza Yousaf, immigré d’origine pakistanaise que le parti indépendantiste de gauche radicale avait désigné premier ministre, a redécouvert son pays d’origine suite aux manifestations contre la submersion migratoire au Royaume-Uni. Celui qui dénonçait avec virulence l’Écosse comme trop blanche veut désormais rejoindre sa véritable patrie.
L’ancien premier ministre Humza Yousaf a déclaré qu’il pourrait quitter l’Écosse et l’Europe avec sa famille en raison des émeutes qui se poursuivent au Royaume-Uni et de la montée de l’« islamophobie » dans le pays. Il a critiqué ouvertement les violences qui ont éclaté en Angleterre et au Pays de Galles.
Le leader déchu du SNP a récemment accueilli un troisième enfant avec sa femme Nadia El-Nakla, mais il a fait part de ses craintes concernant les troubles croissants qui ne se sont pas encore propagés au nord de la frontière. Né en Écosse de parents pakistanais, il est devenu l’année dernière la première personne de couleur à diriger le gouvernement écossais.
M. Yousaf a été interviewé dans le cadre de l’émission Newsagents Podcast, où il a laissé entendre qu’il pourrait être amené à déménager au Pakistan pour s’éloigner de l’« horrible » discours anti-migrants en vigueur au Royaume-Uni.
Il a déclaré : « Je suis né en Écosse, j’ai été élevé en Écosse… j’ai fait mes études en Écosse, je viens d’accueillir mon troisième enfant en Écosse, j’ai été chef du gouvernement écossais pendant un peu plus d’un an, chef du parti national écossais… je suis aussi écossais qu’ils le sont.
« Mais la vérité, c’est que je ne sais pas si mon avenir, celui de ma femme et de mes trois enfants se déroulera ici, en Écosse, au Royaume-Uni ou même en Europe et en Occident, car je suis très inquiet depuis un certain temps de la montée de l’islamophobie… de la montée de l’extrême droite motivée par l’islamophobie en Europe, au Royaume-Uni et en Occident.
« On assiste aujourd’hui à l’aboutissement non pas d’années, mais de décennies de discours anti-migrants et anti-musulmans normalisés, qui se manifestent aujourd’hui de la manière la plus horrible et la plus violente qui soit. Cela m’amène à me demander si ma famille a sa place ici au Royaume-Uni ou non.
« Et d’ailleurs, je ne suis pas le seul. J’ai reçu des centaines de messages de la communauté musulmane disant exactement la même chose ».
Mais aujourd’hui, il pense que « ce n’était pas une suggestion si ridicule ». Il a ajouté : « Je ne sais pas où j’irais, l’Écosse est le pays que j’aime, et le Royaume-Uni, au fil des décennies, a une histoire compliquée en matière de race, comme beaucoup de pays, mais il a en fait une histoire assez positive à raconter sur le multiculturalisme ».
L’ancien premier ministre a déjà demandé l’intervention de l’armée en raison de l’escalade des émeutes en Angleterre et en Irlande du Nord, et a qualifié les combats de Rotherham de « pogrom » contre les musulmans. Il a également reproché aux hommes politiques de tous bords de « normaliser les émeutes d’extrême droite ».
Yousaf n’a pas évoqué les nombreuses affaires impliquant des gangs de Pakistanais qui, pendant des années, ont kidnappé et violé des milliers d’enfants britanniques, y compris à Rotterdam.

Humza Yousaf faisant une prière islamique au siège du gouvernement écossais
On constate en tout cas que cet « Écossais » dispose d’un second pays, le Pakistan, ce qui n’est pas le cas des descendants de William Wallace. Le mythe antiraciste a vécu.
Ewen Broc’han
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