La répression de l’État français se poursuit contre les peuples de l’Hexagone. Paris, par l’intermédiaire d’un tribunal de Marseille, vient de confirmer l’interdiction de la langue corse dans l’enceinte de l’Assemblée de Corse.
Les autorités politiques corses ont dénoncé cette mesure de répression coloniale et annoncé leur intention de former « un pourvoi devant le Conseil d’État, notamment pour aller contester cet argumentaire devant les juridictions européennes et internationales ».
Cumunicatu di stampa : La Cour administrative d’appel interdit l’usage de la langue corse dans les débats de l’Assemblée de Corse. Réaction du Président du Conseil exécutif de Corse et de la Présidente de l’Assemblée de Corse.https://t.co/BmIQOzTe4K pic.twitter.com/vBxzo6f0Pr
— Cullettività di Corsica – Collectivité de Corse (@IsulaCorsica) November 25, 2024
Pour la Cour administrative d’appel de Marseille, le droit de s’exprimer en langue corse au sein de l’Assemblée de Corse est contraire à la Constitution. Notre réponse : il faut changer la Constitution !
Lingua corsa, Lingua ufficiale ! pic.twitter.com/Etf31N5p5l— Gilles Simeoni (@Gilles_Simeoni) November 25, 2024
La situation intéresse au premier chef la Bretagne. Une partie des débats au sein du Conseil « régional » de Bretagne ont lieu en langue bretonne et il dispose à ce titre d’un système de traduction. À cette heure, aucune mesure de harcèlement judiciaire n’a été initiée par les partisans de l’occupation française contre les Bretons, mais le risque est grand.
Cette nouvelle attaque contre les droits fondamentaux des peuples à utiliser leur langue nationale démontre que le régime hexagonal, foncièrement impérialiste et destructeur depuis sa fondation en 1789, ne comprend que le rapport de force. Rappelons qu’aucune « décision de justice » venue de France ne peut empêcher les peuples de parler leur langue, que ce soit dans l’enceinte de l’Assemblée de Corse ou ailleurs. Outre la riposte légale au plan européen et internationale, c’est tout simplement ignorant les oukases de Paris que les peuples que l’État français enchaîne se libéreront.
Ewen Broc’han
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