Éditorial : « Pour une Bretagne indépendante : s’engager, militer, combattre ! » (Par Hoël Trevidig)

La Bretagne est en guerre, et l’ennemi est clair : c’est l’État français, celui qui depuis des siècles tente d’étouffer notre langue, nos traditions, notre identité. L’arrogance parisienne a transformé notre terre en une simple région périphérique où se déversent retraités hexagonaux et migrants du tiers-monde, nos richesses nationales sont devenues des ressources à piller, et notre culture réduite à l’état de folklore pour touristes.

Pire, notre langue bretonne est en voie d’extinction, méthodiquement détruite par une politique linguistique hostile qui impose le français à tout prix. Réduits à l’état d’Indiens dans une réserve qui divertissent leurs maîtres quelques semaines durant la période estivale, la dignité de notre peuple a été si abaissée que les Bretons sont devenus les complices soumis de leur déchéance. Certes, les ennemis de notre nation sont les hommes de Paris qui décident de notre sort sans jamais mettre un pied dans nos villes et villages, mais ils bénéficient de l’appui d’idiots et de traitres pour réaliser cette besogne macabre.

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Économiquement, nous sommes des vaches à lait de la France. Les décisions économiques sont prises par des élites situées bien au delà de nos frontières qui subordonnent le capital breton, humain ou financier, à leurs intérêts. Ils nous imposent des régulations et des impôts destructeurs contre lesquels, faute d’un gouvernement breton, nous ne pouvons rien.

Politiquement, notre voix est étouffée. Nos soi-disants élus sont muselés par un système qui centralise le pouvoir à des niveaux jamais vus encore. Chaque décision qui nous concerne, nous Bretons, est prise par des fonctionnaires et des politiciens de Paris qui n’ont ni le respect ni l’amour de notre terre. Et pourquoi l’auraient-ils ? C’est à nous qu’incombe de la faire respecter !

Si cet ennemi est clairement identifié, l’actuel personnel politique en Bretagne lui est acquis et s’efforce de le soutenir au lieu de le combattre. La première tâche consiste donc à le désigner en termes clairs au peuple breton qui doit progressivement en prendre conscience, condition de toute action de défense salvatrice.

Nous ne devons pas simplement nous contenter de réclamer, de revendiquer : cet exercice est usé jusqu’à la corde. Il révèle notre faiblesse et notre impuissance. Les Bretons, par leur docilité et leur apathie, ont jusque-là laissé cet état de fait s’installer en soutenant des hommes et des partis inféodés à la France et ses intérêts. Nous devons au contraire rechercher la confrontation politique avec l’État étranger qui occupe la Bretagne, l’administre en puissance victorieuse.  Pour cela, la seule réponse qui soit de nature à changer la situation est aussi simple que nécessaire : s’engager politiquement dans les rangs nationalistes, éveiller la conscience nationale par une propagande permanente, investir le champ électoral pour disposer de leviers d’action. Cet engagement ne peut pas être désordonné, il doit être méthodique, ce que seul un parti national peut entreprise avec succès. Cela implique de soutenir le seul parti nationaliste de Bretagne : le Parti National Breton.

Nous sommes dans un moment d’accélération historique. L’État français a atteint son plateau. Après le démantèlement de son empire colonial, sa bureaucratie s’est repliée sur l’Hexagone qu’elle a progressivement suradministrée, au point où, aujourd’hui, tout est sous son contrôle : vie économique, culturelle, médiatique. Cet étatisation tous azimuts, financée à prix d’or, n’est plus viable et la paralysie politique que la France connaît est le résultat de la faillite de cette bureaucratisation, de ce surjacobinisme. De nouveaux espaces politiques vont s’ouvrir et les Bretons, organisés au sein de leur parti national, doivent se préparer à occuper le vide que laissera la bureaucratie hexagonale après sa défaillance généralisée.

Ce n’est donc pas le moment de rester les bras croisés. Nous devons nous lever, ensemble, pour reprendre ce qui nous appartient. Cela implique d’aller au contact des Bretons, de les nationaliser, de leur inculquer la nécessaire confrontation avec l’État français et de préparer son alternative qu’est l’État breton. L’heure de l’indépendance approche, mais elle ne viendra que si nous sommes prêts à nous battre pour elle. Assez de compromis, assez de soumission. La Bretagne libre, ou rien !

Riwal Trevedig

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By La rédaction

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