Le Gouren, plus qu’un simple sport, est un symbole de notre identité bretonne. Cet art martial, pratiqué en Bretagne depuis des siècles, incarne les valeurs de force, d’endurance, et de respect, qualités essentielles de l’homme breton.
Dans le Gouren, la lutte se fait debout, avec des règles strictes qui mettent l’accent sur la technique plutôt que la puissance brute. Les lutteurs portent une chemise blanche sans manches et un pantalon noir, le ‘bragoù’, qui s’arrête sous le genou, permettant ainsi des prises basses caractéristiques du Gouren. Le but est de faire tomber l’adversaire sur le dos, ce qui est appelé un ‘lamm’. Chaque combat est une démonstration de stratégie où l’équilibre et l’anticipation sont clés. Les combats durent 7 minutes pour les seniors, avec des règles spécifiques pour chaque catégorie d’âge.
Avant et après chaque match, les lutteurs échangent un serment de loyauté, une accolade et une poignée de main, symboles de respect et de fraternité.
La pratique régulière du Gouren renforce le corps de manière holistique, exigeant non seulement de la force musculaire mais aussi une endurance cardiovasculaire. Avec ses techniques de projection et de déséquilibre, le Gouren développe une agilité et une coordination que peu d’autres sports peuvent égaler.
Le Gouren est profondément enraciné dans notre culture. Participer ou même assister à un match de Gouren, c’est affirmer son appartenance à la Bretagne, renforcer notre identité ethnique face au nivellement culturel. Les autres nations celtiques ont également leur lutte nationale. Contrairement au Gouren, le backhold écossais se pratique avec une prise continue, les lutteurs essayant de se faire basculer l’un l’autre sans se lâcher. Le Gouren permet plus de liberté de mouvement.

Le Gouren n’est pas seulement un sport ; c’est un acte de résistance culturelle, une affirmation de notre identité bretonne. Il nous rappelle que malgré les tentatives d’assimilation de l’État français, la Bretagne possède une culture unique et vivante, un héritage à protéger et à célébrer. Chaque tournoi, chaque match, est une déclaration de notre fierté bretonne, une affirmation de notre force collective. La jeunesse bretonne doit toujours plus se l’approprier.
Yann ar Gall
Recevez notre newsletter par e-mail !
