18 février 1910 : naissance du militant Armand Keravel, activiste de la langue bretonne

EMSAV – Ses parents sont originaires d’Argol et de Telgruc. Élève de l’École normale de Quimper, il fut nommé instituteur public successivement à Saint-Thois, Moëlan-sur-Mer, Dirinon, Kerlouan et Brest, il propose à ses élèves des cours de breton en dehors des heures normales d’enseignement.

Il participe en janvier 1933 à la fondation du mouvement Ar Falz avec Yann Sohier et Yann Kerlann. Proche de Marcel Cachin, il écrit des chroniques en breton pour le journal communiste La Terre destiné aux paysans. À la libération, il participe activement en 1945, à la relance du mouvement Ar Falz, dont il assure pendant longtemps le secrétariat. Il ouvre en 1946 à Audierne la première école bretonne d’été. Il participe, dans le cadre d’Ar Falz, à la création des éditions Skol Vreizh (l’École bretonne) pour la production de documents pédagogiques et de manuels scolaires.Toujours avec Ar Falz il milite pour l’enseignement du breton qui est considéré par l’administration française comme la « langues des ploucs et des poules ». Armand Kéravel s’impliquera beaucoup dans la campagne « Ar brezoneg er skol » (« le breton à l’école ») qui fut soutenue par un très grand nombre de communes bretonnes. Il sera aussi très actif dans bien d’autres initiatives (telles la grande pétition populaire d’Emgleo Breiz qui rassemble plusieurs centaines de milliers de signatures en 1967). Cette initiative ne rencontra que le mépris et l’indifférence de la part des pouvoirs publics français.

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Il est l’animateur de la Fondation culturelle bretonne – Emgleo Breiz créée en 1953, diffusant des communiqués et dossiers auprès des élus et de la presse, sur la situation de la langue bretonne et de son enseignement. Il s’occupe de la commission culturelle du CELIB, et se trouve à l’origine de plusieurs propositions de loi déposées par des parlementaires de gauche en faveur de l’enseignement du breton sous la IVe et la Ve République. Il est aussi membre du mouvement « Défense et Cultures et Langues de France » ainsi que du Mouvement laïque des cultures populaires et de l’Association internationale pour la défense des langues et des cultures minoritaires. Il lance l’idée d’une association internationale de défense de la langue bretonne. Elle allait concrétiser en 1975 par la création, à Bruxelles, du Comité International pour la Sauvegarde de la Langue Bretonne.

Olwen Kerdrel

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By La rédaction

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