L’entreprise à but d’emploi (EBE) AcSoMur, implantée à Vannes dans le quartier multiculturel de Ménimur, est au cœur d’une controverse croissante. Financée à 80 % par l’État français, avec des contributions supplémentaires du Conseil Départemental, de la « Région » Bretagne et de la Ville de Vannes, AcSoMur incarne une politique sociale ruineuse financée contre leur gré par les travailleurs bretons.
AcSoMur, créée dans le cadre de l’expérimentation Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD), emploie 55 personnes en CDI, avec un objectif de 75 d’ici 2025, dans des activités comme la couture, le recyclage de palettes et la conciergerie (Le Télégramme, 4 décembre 2024). Le quartier de Ménimur est marqué par une forte présence de résidents issus de l’immigration, ce qui soulève des interrogations sur l’allocation des ressources publiques bretonnes, notamment lorsque ces emplois sont financés par des contribuables bretons.
Les financements publics d’AcSoMur sont conséquents : l’État couvre 80 % des salaires, payés au SMIC, tandis que le Conseil Départemental, la Région Bretagne et la Ville de Vannes apportent un soutien logistique et financier (Ouest-France, 17 janvier 2022; Le Télégramme, 4 décembre 2024). Pourtant, en 2023, AcSoMur a dénoncé une baisse des financements de l’État, menaçant le recrutement de nouveaux salariés, illustrant la dépendance de l’EBE aux subventions publiques (Le Télégramme, 23 octobre 2023).
Selon les données démographiques (INSEE, 2023), le quartier de Ménimur compte une majorité de résidents d’origine étrangère, souvent issus de l’immigration récente, bénéficiant de ces emplois subventionnés, tandis que les Bretons, pourtant contribuables, ne profitent pas prioritairement de ces initiatives. Cette situation soulève des questions légitimes sur l’équité des politiques sociales françaises en Bretagne.
Dans le même temps, toujours dans le département du Morbihan, le Festival Interceltique de Lorient, en crise avec un déficit de 111 256 € (Le Télégramme, 18 mai 2025), fait face à des problèmes récurrents de soutien public et ce alors qu’il est un des plus puissants évènements culturels bretons. Cette inégalité de traitement, conséquence de l’idéologie multiculturaliste de l’État français dès lors qu’il est question de l’immigration, démontre que l’autonomie immédiate de la Bretagne, puis l’indépendance, serait seule en mesure de rendre aux Bretons le contrôle de leurs ressources fiscales. Ce contrôle leur permettrait de libérer la société bretonne de la gabegie « sociale » française qui n’est bien souvent qu’un clientélisme politique qui ne dit pas son nom.
Budig Gourmaelon
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