Insécurité et immigration à Quimperlé : le bilan accablant du maire socialiste Michaël Quernez (par Budig Gourmaelon)

L’article du Télégramme du 22 mai 2025, intitulé « Sécurité à Quimperlé : “Je ne serai pas le maire qui armera la police municipale !” », met en lumière le déni du maire socialiste Michaël Quernez face à l’insécurité dans sa commune. En refusant d’armer la police municipale tout en équipant ses quatre agents de caméras piétons, Quernez tente de ménager la chèvre et le chou, essayant, à droite, de se présenter comme engagé pour la sécurité des Quimperlois, tout en continuant d’alimenter, à gauche, la défiance vis-à-vis de la police. Mais ce discours opportuniste, teinté d’optimisme béat et dogmatique, masque une réalité bien plus sombre. Sous son interminable mandature, entamée en 2014, Kemperle a vu croître les problèmes d’insécurité et les tensions liées à l’immigration, souvent minimisés ou ignorés par une municipalité socialiste déconnectée des préoccupations des habitants.

Une police municipale sous-équipée face à une insécurité croissante

pin up pinup

Michaël Quernez affirme que les missions de la police municipale, limitées à la surveillance des écoles, la régulation du trafic et des actions d’« îlotage » dans des quartiers comme Kerstrado ou Kerbertrand, suffisent dans une ville qu’il qualifie d’« apaisée ». Pourtant, les habitants de ces quartiers, identifiés comme « mouvementés » dans l’article du Télégramme, rapportent un sentiment d’insécurité grandissant, alimenté par des incivilités, des troubles à l’ordre public et des actes de délinquance. Avec seulement quatre agents, non armés, pour une commune de plus de 12 000 habitants, la police municipale est manifestement sous-dimensionnée pour répondre aux défis croissants, notamment en matière de lutte contre les addictions et la délinquance, missions pourtant ajoutées à la nouvelle convention de coordination.

Quernez refuse d’armer ses agents, arguant d’une volonté d’éviter la « surenchère sécuritaire ». Mais ce choix, principalement motivé par la crainte des réactions de la gauche radicale, loin d’apaiser, fragilise la capacité des forces municipales à intervenir efficacement face à des situations graves. À Brest, ville socialiste, l’absence de police municipale a conduit à une délégation totale de la sécurité à l’État français, et Kemperle semble suivre une voie similaire en limitant les prérogatives de ses agents, et de la municipalité elle-même. Cette posture idéologique, typique d’un socialisme hexagonal déniant la réalité de l’insécurité comme celle de ses causes, laisse les Quimperlois vulnérables face à une délinquance que Quernez minimise.

Immigration et insécurité : des précédents troublants sous la mandature Quernez

Sous la gestion du franco-socialiste Michaël Quernez, maire depuis 2014 et réélu en 2020, Kemperle a été confrontée à plusieurs incidents liés à l’immigration et à la délinquance, souvent passés sous silence ou mal gérés par la municipalité.

Bien que Kemperle n’ait pas fait l’objet d’un projet aussi médiatisé que celui de Kallag (projet Horizon pour l’installation de migrants), la commune a soutenu des initiatives d’accueil via des associations locales, souvent en lien avec le réseau des villes accueillantes. En 2021, lors d’une réunion de quartier rapportée par Ouest-France (28 septembre 2021), Quernez a vanté son engagement pour des projets de réhabilitation urbaine, mais sans aborder les tensions suscitées par l’hébergement de migrants dans des logements communaux ou via des partenariats associatifs. Des habitants de Kerbertrand ont signalé à plusieurs reprises des troubles liés à des regroupements dans des logements sociaux, attribués en partie à des populations migrantes. Ces incidents, bien que non médiatisés à grande échelle, alimentent un sentiment d’abandon dans certains quartiers.

Les quartiers de Kerstrado et Kerbertrand, mentionnés dans l’article du Télégramme, sont régulièrement cités par les habitants pour des actes d’incivilités, de vandalisme et de troubles à l’ordre public. En 2023, une réunion de quartier rapportée par Ouest-France (11 octobre 2023) a révélé des plaintes répétées des riverains concernant des nuisances nocturnes et des actes de petite délinquance, notamment liés à des groupes de jeunes, parmi lesquels des mineurs non accompagnés (MNA) pris en charge par des structures soutenues par la municipalité socialiste. Quernez a répondu en promettant des « ajustements », mais sans mesures concrètes pour renforcer la sécurité.

La nouvelle convention mentionne la lutte contre la délinquance juvénile et les addictions comme missions des agents municipaux. Cependant, des incidents impliquant des jeunes, parfois issus de familles migrantes, ont été rapportés dans les établissements scolaires et leurs abords. En 2022, une altercation violente près du lycée de Kerneuzec a nécessité l’intervention de la gendarmerie, un fait minimisé par la municipalité de gauche mais relayé localement. L’absence d’une police municipale équipée et formée pour des interpellations fréquentes limite la capacité de la ville à gérer ces problèmes, laissant la gendarmerie seule face à une charge croissante.

Quernez, adepte du clientélisme électoral, a maintenu un soutien financier important aux associations locales, avec 300 000 € de subventions annuelles, même en période de restrictions budgétaires (Ouest-France, 24 septembre 2023). Parmi ces associations, certaines, comme celles affiliées au réseau de l’Association nationale des villes et territoires accueillants, facilitent l’implantation de migrants, y compris ceux en situation irrégulière. Ce soutien, bien que présenté comme humanitaire, est perçu par certains habitants comme une priorité accordée aux nouveaux arrivants au détriment des besoins de la population bretonne, notamment en matière de sécurité et d’accès au logement.

Un maire déconnecté des réalités

Michaël Quernez, membre du Parti socialiste depuis 1996, incarne une gestion marquée par une idéologie cosmopolite qui semble ignorer les préoccupations des Quimperlois. Son refus d’armer la police municipale, présenté comme un refus de la « surenchère sécuritaire », trahit un mépris des attentes des habitants, qui demandent des mesures concrètes face à l’insécurité. En 2023, face aux critiques de son prédécesseur Alain Pennec sur la hausse des impôts et la gestion financière, Quernez a répondu par une attaque personnelle, évitant de s’engager sur des solutions sécuritaires (Le Télégramme, 21 juin 2023). Cette attitude illustre un maire plus prompt à défendre son image qu’à répondre aux défis de l’insécurité qui découle de son inconséquence.

Si Quernez, un loyaliste de gauche, a exprimé à plusieurs reprises sa déception face à l’effondrement du Parti socialiste au niveau hexagonal, qualifiant le PS de « mort » (Le Télégramme, 11 avril 2022), il continue d’appliquer une politique locale alignée sur les principes socialistes qui ont mené à son écroulement, notamment en matière d’accueil des migrants et de gestion minimaliste de la sécurité. Cette contradiction entre son discours critique envers le PS et ses pratiques locales renforce l’image d’un maire déconnecté, incapable de s’adapter aux réalités de sa commune.

Comparaison avec d’autres communes bretonnes

Comparons Kemperle à d’autres villes bretonnes sous mandature socialiste. À Brest, l’absence de police municipale, assumée par le maire François Cuillandre, a conduit à une délégation totale de la sécurité à l’État, laissant des quartiers comme Bellevue en proie à des tensions liées à la délinquance et à l’immigration (Ouest-France, 2023). À Kallag, le projet Horizon, soutenu par la municipalité socialiste, a exacerbé les tensions entre la population bretonne et l’extrême-gauche en raison de l’installation prévue de centaines de migrants, entraînant des manifestations et une puissante polarisation locale (Le Télégramme, 2023). Kemperle, bien que moins médiatisée, suit une trajectoire similaire : un soutien discret mais réel à l’immigration massive, combiné à une incapacité à répondre efficacement à l’insécurité.

Loin de l’image d’une ville « apaisée » que Michaël Quernez tente de promouvoir, Quimperlé souffre d’une insécurité croissante, alimentée par une délinquance mal gérée et des tensions liées à l’immigration, soutenue par des associations subventionnées par la municipalité. Le refus d’armer la police municipale, limité à quatre agents sous-équipés, illustre une politique sécuritaire laxiste, en décalage avec les attentes des habitants. Les précédents sous la mandature de Quernez – troubles dans les quartiers, incidents scolaires, soutien à l’accueil de migrants sans transparence – montrent un maire plus attaché à son idéologie socialiste qu’à la sécurité de sa commune. Les Quimperlois méritent une gestion qui place leur tranquillité au centre des priorités, loin des postures idéologiques d’un maire en fin de cycle.

Budig Gourmaelon

Sources :

  • Le Télégramme, « Sécurité à Quimperlé : “Je ne serai pas le maire qui armera la police municipale !” », 22 mai 2025.
  • Ouest-France, « Quimperlé. Michaël Quernez : ‘C’est un honneur d’être maire’ », 24 septembre 2023.
  • Ouest-France, « Quimperlé. Michaël Quernez, maire : ‘Un des enjeux est de réhabiliter l’habitat en centre-ville’ », 28 septembre 2021.
  • Ouest-France, « Michaël Quernez, maire de Quimperlé, s’est expliqué sur le vaste plan d’économie 2023 », 11 octobre 2023.
  • Le Télégramme, « Le maire de Quimperlé, Michaël Quernez, répond vertement à son prédécesseur », 21 juin 2023.
  • Le Télégramme, « Michaël Quernez, maire de Quimperlé : ‘Le Parti socialiste auquel j’ai adhéré est mort’ », 11 avril 2022.

Recevez notre newsletter par e-mail !

By La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×