Donges : À peine sorti de prison avec 20 mentions au casier, il manque de percuter des enfants lors d’un rodéo sauvage

Le 1er juin 2025, à Donges (Loire-Atlantique), un individu de 20 ans a été interpellé par les gendarmes pour avoir effectué un rodéo urbain à moto dans le quartier de la rue Léo-Lagrange. Cet incident, évoqué par Actu.fr, survenu en plein jour lors d’une foire à la brocante à proximité, a suscité l’indignation des habitants, excédés par les nuisances répétées des motos-cross dans la commune.

Les faits

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Le dimanche 1er juin, les gendarmes sont alertés par le comportement dangereux d’un individu circulant sur une moto-cross de 85 cm³, de couleur bleue et blanche. L’intéressé, portant un masque à tête de mort, effectuait des acrobaties, notamment en roulant sur la roue arrière, sur un sentier pédestre. Lors de l’intervention des forces de l’ordre, il a fait demi-tour pour emprunter un chemin piétonnier, rendant impossible sa poursuite immédiate. Selon les témoignages, il serait ensuite revenu sur les lieux pour narguer les gendarmes, aggravant la situation. Plus grave encore, il a frôlé des enfants présents à proximité, mettant leur sécurité en danger, notamment en raison de la proximité de la foire à la brocante.

L’interpellation et la garde à vue

Grâce à une enquête rapide, les gendarmes ont identifié et interpellé le suspect. Lors de sa garde à vue à Montoir-de-Bretagne, une conversation compromettante a été enregistrée entre le jeune homme et un voisin de cellule. Il aurait déclaré : « Je vais le tuer si je sors ce soir… Si je sors, je fais des dingueries. » Cependant, le tribunal a reconnu que cet enregistrement audio, réalisé par les gendarmes, était illégal, ce qui a constitué un point de débat lors du procès.

Le procès

Le prévenu a comparu en audience immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire le 4 juin 2025.

Lors de l’audience, plusieurs éléments ont été discutés.

Le jeune homme était poursuivi pour rodéo motorisé, ainsi que pour avoir mis en danger autrui par ses manœuvres dangereuses. Son casier judiciaire, déjà chargé malgré son jeune âge, a été mentionné comme un facteur aggravant.

L’avocate du prévenu, Me Sophie Roux, a plaidé pour une relaxe, arguant que l’identification formelle du suspect n’avait pas été suffisamment établie. Elle a souligné l’absence de « tapissage » (présentation de suspects aux témoins) et a contesté la proportionnalité des réquisitions du parquet, qui demandait 18 mois de prison ferme avec maintien en détention. Selon elle, le prévenu montrait une volonté de réinsertion. Elle a également dénoncé la nullité du dossier en raison de l’enregistrement audio illégal, un argument partiellement retenu par le tribunal.

Le parquet a requis une peine sévère en raison de la dangerosité des actes et du passif judiciaire du prévenu. Finalement, le tribunal a prononcé une peine de 12 mois de prison, dont 6 mois avec sursis probatoire. De plus, une précédente peine avec sursis de 6 mois, prononcée le 19 juin 2023, a été révoquée, alourdissant la durée totale d’incarcération. Le tribunal a ainsi tenu compte de la gravité des faits tout en invalidant l’enregistrement audio litigieux.

Sous l’effet de l’immigration, les rodéos sauvages sont devenus un problème récurrent à Donges et dans d’autres communes bretonnes. Une riveraine a exprimé son ras-le-bol, déclarant : « On en a marre, c’est de façon journalière. » La proximité de la foire à la brocante a amplifié la perception de danger, les lieux étant fréquentés par des familles et des enfants.

Ewen Broc’han

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By La rédaction

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