Alsace : le sous-préfet Patrick Pincet « agacé » que des maires parlent en alsacien

Dans une note de service datée du 30 juin 2025, la ville de Lille, sous l’égide de son directeur général des services, Patrick Pincet, ancien sous-préfet d’Alsace, a signifié à ses agents l’obligation d’utiliser exclusivement le français dans leurs échanges professionnels, invoquant l’article 2 de la Constitution : « La langue de la République est le français ».

La note de service lilloise, intitulée « Utilisation de la langue française au sein de notre administration », impose l’usage exclusif du français dans les relations avec les usagers et entre collègues, sans exception. Citant la Constitution et la loi Toubon de 1994, elle s’appuie sur un cadre juridique rigide pour justifier une uniformisation linguistique. Mais c’est la déclaration de Patrick Pincet, rapportée par La Voix du Nord et relayée par L’Alsace, qui choque : « J’ai été sous-préfet en Alsace et j’ai moi-même été agacé de voir que des maires parlaient entre eux en alsacien. » Cette remarque, teintée d’arrogance coloniale, révèle l’intolérance de l’État français envers les langues non-françaises.

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En Alsace, l’alsacien, dialecte germanique, est une composante essentielle de l’identité ethnique, tout comme le breton en Bretagne. En s’en prenant aux maires alsaciens, Pincet ne fait pas qu’imposer une règle administrative : il stigmatise une pratique culturelle légitime, ancrée dans l’histoire d’un peuple. Cette attitude reflète la réalité d’un État français qui, depuis la Révolution française, cherche à écraser les nationalités au nom d’une prétendue universalité de la culture de Paris.

Pour les Bretons, cette affaire résonne comme une nouvelle agression contre notre langue, le brezhoneg, déjà marginalisée par des décennies de politiques assimilationnistes.

Budig Gourmaelon

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By La rédaction

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