L’université de Nantes contrainte de fermer l’un de ses campus après le saccage d’un bâtiment par l’extrême-gauche, les cours suspendus

L’Université de Nantes a annoncé la fermeture du campus Tertre pour la journée d’après-midi, suite à des dégradations importantes dans le bâtiment « Pôle étudiant ». Les cours ont été suspendus jusqu’au matin du 24 septembre. Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de tensions autour de nouvelles règles internes de sécurité, adoptées récemment par l’établissement.

Déroulement des violences de l’extrême-gauche

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Les troubles ont commencé jeudi dernier, avec l’apparition de tags haineux sur les murs du campus Tertre, près des facultés de droit et de lettres. Ces inscriptions ciblaient nominativement des étudiants et du personnel. Une nuit d’agitation a vu un groupe monter sur les toits avec des mortiers et des bouteilles d’alcool.

Lundi 22 septembre, en début d’après-midi, un groupe incluant un ancien étudiant exclu depuis deux ans a tenté d’occuper des salles sans autorisation. La police est intervenue pour les évacuer.

Mardi 23 septembre, après une assemblée générale, une quarantaine d’individus masqués ont investi le « Pôle étudiant ». Ils ont retourné l’espace culturel, vidé des placards, brisé des cadres et inscrit de multiples tags sur les murs, tels que « Pas de keufs dans nos facs », « Facho » ou « Dangers fascisation des facultés ». Certains tags entouraient le nom de l’employé de sécurité et le prénom de la présidente de l’université. Des membres du personnel ont été enfermés dans des bureaux pendant l’incident.

Face au risque pour les personnes et les biens, l’université a appelé la police et fermé le campus pour l’après-midi. Une conférence de presse a eu lieu le même jour pour évaluer les dégâts.

Impacts sur l’Université

Sur les 42 000 étudiants, ces actes ont affecté les opérations quotidiennes : suspension des cours jusqu’au 24 septembre matin. L’université prévoit de déposer plainte, comme après une fête sauvage en février 2023 qui avait causé des dégradations similaires.

Réactions

Carine Bernault, présidente de l’Université de Nantes, a déclaré : « Notre campus Tertre est la cible d’attaques répétées depuis jeudi dernier tout particulièrement. Au regard du risque pour les personnes et les biens, nous avons appelé le 17 et nous avons décidé de fermer l’ensemble du campus pour l’après-midi. » Elle a condamné « ce qui n’est ni plus ni moins un coup de force contre l’université », ajoutant : « Jamais nous ne tolérerons qu’un petit groupe cherche à imposer ses idées par la violence sur nos campus. » Elle voit ces actes comme un « prétexte » lié aux nouvelles règles internes.

Contexte des Tensions

Ces incidents surviennent lors de l’adoption de nouveaux règlements internes visant à renforcer la sécurité sur le campus. Soutenus par l’UNI, ces textes sont critiqués par d’autres syndicats pour leur potentiel à limiter la liberté d’expression et à sanctionner les rassemblements non autorisés. L’université de Nantes, qui compte plusieurs sites en Bretagne historique, fait face à ces défis dans un climat de débats sur la gestion des espaces universitaires.

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By La rédaction

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