Lambal-Armor : un loyaliste français vandalise les panneaux en langue bretonne

Dans la nuit du 10 au 11 octobre 2025, plusieurs panneaux routiers bilingues français-breton ont été vandalisés par un loyaliste français à Lambal-Arvor (Lamballe-Armor), dans les Côtes-d’Armor indique Le Télégramme. Les inscriptions en breton ont été recouvertes de peinture noire, tandis que le mot « Gallo » a été grossièrement tagué à côté. Cet acte, loin d’être anodin, révèle une tentative de la part des loyalistes français de freiner la reconquête de sa langue celtique par la Bretagne sous couvert de la défense du patois gallo, du français mal orthographié et aujourd’hui éteint.

De manière révélatrice, les dégradations de ces panneaux n’ont pas visé les indications en français et ont exclusivement ciblé la langue bretonne. En se dissimulant derrière le patois gallo, l’auteur de ces tags appelle en réalité à poursuivre la francisation de la Bretagne, c’est-à-dire la destruction de sa culture celtique. Cette affaire intervient dans un contexte où la société bretonne s’efforce de faire vivre sa langue ancestrale, notamment à travers l’enseignement bilingue ou l’affichage public. Les panneaux bilingues, comme ceux installés à Lambal-Armor, symbolisent cette volonté de reconquête culturelle.

La mairie de Lambal-Arvor a condamné ces actes et prévoit de nettoyer les panneaux dans les plus brefs délais. Une plainte a été déposée, et une enquête est en cours pour identifier les responsables. Mais au-delà de la réponse judiciaire, cet incident pose une question plus profonde : pourquoi la revitalisation d’une langue comme le breton suscite-t-elle encore de telles résistances ? La réponse est évidente : l’impérialisme français, en plein reflux, devient plus agressif à mesure que les peuples réels de l’Hexagone s’affirment. La situation en Kanaky (Nouvelle-Calédonie) et en Corse le montre.

Ne soyons pas dupe de l’escroquerie autour du « patois gallo », un artifice anti-breton depuis l’origine. Nulle part, pas plus en Normandie, qu’en Vendée ou en Anjou, on ne trouve de mouvement de défense des patois d’oïl face au français. Seule la Bretagne en est le théâtre sous l’effet d’agitateurs étrangers, venus de France plus ou moins récemment, qui haïssent l’idée d’une Bretagne bretonne libérée de l’influence franco-latine. Céder à cette mystification qu’est le patois gallo, c’est être l’idiot utile de l’Hexagone et de ses séides. Les nationalistes bretons doivent invariablement combattre cette imposture.

Budig Gourmaelon

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By La rédaction

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