L’affaire des migrants clandestins hébergés à Felger (Fougères), qui a conduit la mairie à stopper sa prise en charge le 1er décembre, met en lumière un collectif de soutien dominé par des acteurs de l’extrême-gauche française. Accusés par la mairie d’instrumentaliser ces migrants en situation irrégulière pour des motifs d’agitation politique, ces groupes ont un passif de mobilisations conflictuelles en Bretagne.
Des structures radicales bien connues
Parmi les signataires et organisateurs figurent des organisations de gauche radicale hexagonale. En tête, La France Insoumise (LFI) du pays de Fougères. Accusée par le maire Louis Feuvrier d’être au cœur de l’instrumentalisation politique, LFI a participé aux occupations de la mairie et aux manifestations, refusant même des échanges directs entre élus et migrants pour s’imposer comme uniques intermédiaires.
Également impliqués, le Parti Communiste Français (PCF), les anarchistes de l’Union Communiste Libertaire et de la CNT Fougères, « Fougères Soulève-toi », un groupuscule local connu pour drainer divers éléments anti-sociaux. D’autres entités comme la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) du pays de Fougères, le Secours Populaire (faux nez du PCF), Bienvenue Fougères ou Le Préau 35 (association radicale rennaise) participent aux appels à l’immigration totale. Des éléments radicaux comme André Robinard se sont faits connaître par leurs interventions publiques, contestant le non-statut de mineurs non accompagnés (MNA) de ces clandestins et exigeant leur accueil illimité et inconditionnel.
Un passif d’instrumentalisation
Ce n’est pas un cas isolé. En Bretagne, ces groupes ont un historique de mobilisations autour des migrants clandestins. À Fougères même, dès 2021, Bienvenue Fougères (soutenu par LFI et LDH) interpellait la mairie pour exiger un accueil accru aux frais de la commune. Le maire Feuvrier évoquait déjà à l’époque la logique conflictuelle et politisée de cette agitation.
Ewen Broc’han
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