La Hongrie offre un exemple rare de fermeté nationale. Elle défend activement sa langue et ses minorités hongroises établies de l’autre côté de ses frontières, tandis que les politiciens bretons des grands partis français abandonnent honteusement la langue bretonne. Le récent message de Magyar Péter illustre parfaitement cette détermination. Il annonce des consultations avec le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy début juin 2026 à Berehove (Beregszász), ville à majorité hongroise en Transcarpatie (Ukraine actuelle). Il exige la fin des restrictions imposées depuis plus de dix ans : enseignement supérieur en hongrois, examens dans la langue maternelle, usage du magyar dans l’administration, les tribunaux et la vie publique, y compris dans les communes à forte présence hongroise. Péter Magyar dénonce les concessions ukrainiennes de 2025 comme insuffisantes et promet le soutien total de la mère-patrie pour que ces Hongrois restent chez eux en tant que citoyens égaux et respectés.
Une politique d’État magyare combative
Depuis Viktor Orbán, Budapest a fait de la protection des Magyars d’outre-frontières une priorité absolue. Malgré le traumatisme de la partition du Traité de Trianon, la Hongrie finance écoles, médias, universités et associations pour les minorités hongroises établies dans les pays voisins. Elle revendique des droits linguistiques concrets : immersion totale, toponymie bilingue, administration en magyar. Cette attitude refuse l’assimilation forcée portée par le jacobinisme ukrainien, notamment en Ukraine où les lois linguistiques ont restreint l’usage du hongrois dans l’éducation et l’administration publique. La Hongrie conditionne même son soutien européen à des avancées réelles. Cette vision organique considère la nation comme une communauté ethnique, culturelle et linguistique qui transcende les frontières artificielles.
Le breton sacrifié par les politiciens bretons
Le contraste avec la Bretagne ne pourrait pas être plus cruel. Le breton est en danger critique d’extinction. Le réseau Diwan, pionnier de l’immersion depuis 1977, obtient d’excellents résultats pédagogiques, mais reste étranglé par la précarité financière, le refus de contractualisation pleine des enseignants, les contrôles administratifs de l’État et l’insécurité juridique issue de la censure constitutionnelle de la loi Molac en 2021. Les élus bretons affiliés aux partis français – socialistes, macronistes ou républicains – se taisent ou se contentent de vœux pieux. Ils participent aux gouvernements qui bloquent les financements, qui refusent toute reconnaissance constitutionnelle de la langue bretonne en Bretagne et qui maintiennent l’odieux dogme de l’impérialisme linguistique français. Aucun combat sérieux pour généraliser l’immersion, pour autoriser le breton dans l’administration locale ou pour une véritable politique de transmission. Ces politiciens inutiles et incompétents préfèrent une carrière parisienne à la survie de notre langue nationale.
Une trahison flagrante
Cette passivité n’est pas qu’une simple négligence : c’est une capitulation. Pendant que la Hongrie mobilise son État pour défendre quelques centaines de milliers de Magyars en Transcarpatie, les politiciens bretons ne font strictement rien – ou presque – pour la langue de leur propre langue. La Hongrie nous rappelle qu’une nation digne de ce nom protège sa langue, la transmet activement et la revendique partout où vivent ses enfants. Le combat hongrois pour la langue magyare aux frontières constitue un modèle de dignité et de responsabilité nationale. Face à lui, l’inaction coupable des politiciens bretons apparaît comme une trahison. Tant que ces élus continueront à servir l’État français plutôt que leur peuple, le breton s’éteindra. La Bretagne mérite enfin des responsables qui, à l’image des Hongrois, placent la survie de leur identité linguistique au cœur de leur action politique, au lieu de la sacrifier sur l’autel de l’uniformité jacobine. C’est ce que veut le Parti National Breton.
Budig Gourmaelon
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