Dimanche 6 septembre 2026, en début de soirée, la police a interpellé dix personnes sur le site du futur centre de rétention administrative de Naoned (Nantes), dans la zone du Champ de Manœuvre, au nord-est de la ville indique Actu.fr. Elles ont été placées en garde à vue pour mise en danger d’autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures et pour participation à un groupement violent.
Méthode terroriste
Selon des sources proches de l’enquête, le groupe, affilié à l’ultra-gauche, est soupçonné d’avoir enfoncé de gros clous de type charpente dans des arbres destinés à être abattus pour le chantier. Cette action est particulièrement dangereuse. Lorsqu’un bûcheron utilise une tronçonneuse pour abattre un arbre, les dents de la chaîne frappent le métal dissimulé. La tronçonneuse peut se bloquer brusquement ou reculer violemment, projetant l’outil vers le corps de l’opérateur. Des fragments de métal ou de bois peuvent être éjectés à grande vitesse et blesser gravement le visage, les yeux ou le torse. La chaîne de la scie peut se briser et transformer des maillons en projectiles. Même si le bûcheron n’est pas directement touché, l’arbre peut se fracturer de façon imprévisible et chuter dans une direction non contrôlée. C’est précisément pour ces raisons que la police a retenu la qualification de mise en danger d’autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures. L’action vise à rendre l’abattage trop dangereux et trop coûteux, au prix d’un danger réel pour les ouvriers qui interviendront. Une source policière a qualifié l’opération d’action militante anti-CRA en précisant qu’il y en aurait d’autres et que ce n’était qu’un début.
Le contexte du projet de CRA
Le CRA doit accueillir environ 140 places pour des immigrés clandestins en attente d’expulsion. Le permis de construire a été délivré le 18 août 2026 par la préfecture de Loire-Atlantique, suivi le 1er septembre de l’arrêté d’autorisation environnementale unique. Le chantier doit s’installer sur une parcelle jouxtant la maison d’arrêt, dans un secteur boisé. Ce projet fait l’objet d’une opposition farouche depuis plusieurs années de la part d’agitateurs d’extrême-gauche : collectifs écologistes, antimilitaristes et antifascistes. Des actions violentes avaient déjà ciblé des entreprises impliquées dans le projet. L’action de sabotage de dimanche s’inscrit dans ce cadre en cherchant à bloquer concrètement les premiers travaux.
Les suites judiciaires
Les dix personnes ont été interpellées sur place vers 19 h 45. L’enquête se poursuit pour déterminer l’organisation éventuelle du groupe et d’éventuels liens avec des structures militantes plus larges. Aucune revendication publique formelle n’a encore été diffusée.
Ewen Broc’han
Recevez notre newsletter par e-mail !
