Éditorial : « Le nationalisme de substitution, nationalisme des aliénés » (Par Ewen Broc’han)

Le nationalisme breton, dans sa forme la plus pure, est l’expression d’un amour profond pour la terre, la langue, et les traditions de la Bretagne. Pourtant, un phénomène inquiétant émerge dans nos rues et nos discussions : plus qu’un nationalisme d’emprunt, un nationalisme de substitution.

Ce terme désigne ceux qui, sous couvert de solidarité internationale, agitent avec passion les drapeaux de nations étrangères – Palestine ou Israël, entre autres – mais négligent, ignorent ou s’opposent aux luttes de leur propre patrie. Cette agitation symbolique, bien que souvent motivée par des intentions nobles, exprime non pas la force d’un engagement, mais son absence auquel le suivisme tente vainement de répondre. Il est d’ailleurs ironique que la gauche la plus radicale, pourtant hostile au nationalisme en Europe, soit devenue le bastion de la mystique palestinienne du sang et du sol.

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Il est essentiel de dénoncer le détournement de l’énergie nationale. Les luttes pour la liberté et la justice des nations du monde méritent certes notre attention, mais pas au détriment de notre propre nation. On observe trop souvent des Bretons plus actifs pour des causes lointaines que pour le renouveau de leur propre langue, la sauvegarde de leur patrimoine, ou la défense de leurs droits nationaux.

Ce nationalisme de substitution donne une image fallacieuse de l’activisme, où l’on préfère s’engager à peu de frais dans des luttes exotiques plutôt que de s’investir dans des actions concrètes pour la Bretagne, contre l’occupation française et ses conséquences. Où sont les manifestations pour la liberté nationale de la Bretagne ou le salut de sa langue, menacée purement et simplement de disparition ?

Le véritable nationalisme breton ne se satisfait pas de symboles agités au vent; il exige du concret. Il requiert des actions qui fortifient la patrie, qui renforcent la communauté bretonne, qui préservent et promeuvent notre héritage.

Ainsi, il est impératif de réorienter notre énergie vers ce qui est nôtre. Le nationalisme breton doit être vécu à travers un engagement authentique pour notre terre, notre langue, et notre identité. Le temps est venu de cesser de se cacher derrière des causes étrangères pour éviter de faire face aux défis de notre propre nation. La Bretagne a besoin de défenseurs non pas de drapeaux étrangers, mais de son propre drapeau, de son histoire, de son avenir.

Ewen Broc’han

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By La rédaction

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