Éditorial : « La diaspora bretonne, sixième département breton et pivot de la renaissance nationale de la Bretagne » (Ewen Broc’han)

La Bretagne compte une diaspora de plus d’un million et demi de personnes en France, ainsi qu’un grand nombre de par le monde. Cette diaspora est une force que n’a pas su mobiliser l’Emsav pour la défense de la nation bretonne et de ses intérêts.

Cela doit changer à un moment où, psychologiquement, une rupture historique a lieu. Jadis, les Bretons quittaient la Bretagne avec un regard négatif, voire traumatique de leur pays, alors plongé dans une longue nuit par l’étranglement de l’isolement et du sous-développement imposé par la France depuis Louis XIV. Pauvres, peu éduqués, ils souffraient d’un grand sentiment d’infériorité qui était cyniquement entretenu par l’État français, son école et sa presse. Au 21e siècle, la diaspora bretonne est très éduquée, consciente ethniquement, et souvent très attachée à la patrie. Cette inversion complète prédispose les Bretons de l’étranger à soutenir la Bretagne dans ses combats.

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Les Bretons à l’étranger ne sont pas de simples spectateurs de leur patrie ; ils sont des acteurs potentiels de notre indépendance. Leurs associations principales, si elles sont extirpées de la passivité folklorique qui a été leur mode jusqu’à aujourd’hui, peuvent devenir des quartiers généraux d’où partent les offensives intellectuelles et politiques pour la reconnaissance de la nation bretonne, de ses droits, de son État. Cela passe par une organisation méthodique avec l’aide de nos compatriotes établis au delà de nos frontières. Leurs compétences sont d’autant plus précieuses pour notre nation.

Un réseau, invisible mais puissant, reliant le plus grand nombre de Bretons expatriés : voilà ce dont la nation bretonne a besoin au 21e siècle. Ils doivent être mis à l’honneur, activement contactés, organisés et mobilisés par l’avant-garde nationaliste. Chaque association, chaque festival, chaque réunion, chaque publication acquis à notre projet national peut devenir un maillon de cette chaîne bretonne qui encercle le globe. Ce « sixième département » breton a été trop longtemps ignoré, il ne doit plus l’être. Au contraire, il doit devenir central, aussi central que ne l’ont été les front culturel ou linguistique.

Ewen Broc’han

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By La rédaction

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