La nouvelle taxe pseudo « écologique » de Chesnais-Girard : un poison pour l’économie bretonne

La décision de Loïg Chesnais-Girard d’imposer la contribution mobilité « régionale » et rurale (VMRR), générant 41 millions d’euros à partir de janvier 2026, est une mesure profondément néfaste pour l’économie bretonne. Cette taxe, appliquée à hauteur de 0,15 % de la masse salariale des entreprises de 11 salariés et plus, s’ajoute à un contexte économique déjà fragilisé par la centralisation parisienne et les défis structurels de la Bretagne.

Un coup dur pour l’agroalimentaire, pilier de la Bretagne

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L’agroalimentaire représente environ 20 % du PIB breton et emploie plus de 70 000 personnes (données « Région » Bretagne, 2024). Cette taxe supplémentaire, qui frappe directement les entreprises, risque d’alourdir les coûts de production pour des acteurs comme les coopératives laitières (ex. Lactalis Bretagne) ou les entreprises de volaille (ex. Doux). Avec des marges déjà serrées face à la concurrence internationale et aux normes environnementales, ces entreprises pourraient réduire leurs effectifs ou délocaliser certaines activités. Le Medef Bretagne a alerté sur une possible perte de compétitivité, estimant que 10 à 15 % des PME agroalimentaires pourraient revoir leurs investissements à la baisse, freinant ainsi l’innovation dans un secteur vital.

Les PME, cœur battant de l’économie, étouffées

Les petites et moyennes entreprises, qui constituent 95 % du tissu économique breton (Chambre de Commerce et d’Industrie, 2024), seront les principales victimes de cette mesure. Avec un seuil d’application à 11 salariés, la taxe cible précisément ces acteurs qui peinent déjà à absorber les hausses des charges sociales et énergétiques. Une enquête du Medef (2025) indique que 30 % des PME bretonnes envisagent de geler leurs embauches pour éviter de dépasser ce seuil, ce qui limitera la création d’emplois et la croissance. Cette pression fiscale risque aussi d’encourager le maintien dans l’informel ou la réduction des effectifs, affaiblissant la résilience économique bretonne.

Les industries maritimes en péril

La Bretagne, avec son littoral de 2 700 km, tire une part importante de son économie des industries maritimes : pêche, aquaculture et chantiers navals (environ 15 000 emplois directs, selon France AgriMer, 2024). Ces secteurs, souvent organisés en PME ou coopératives, dépendent de marges faibles et d’une logistique efficace. La VMRR augmentera les coûts de transport et de distribution, notamment pour l’exportation de produits comme le poisson ou les algues. Les armements de pêche, déjà confrontés à des quotas stricts et à la hausse des carburants, pourraient voir leurs bénéfices fondre de 5 à 10 % (estimation PNB, 2025), menaçant des emplois dans des zones rurales comme le Finistère.

Un effet domino économique

Au-delà de ces secteurs, la taxe créera un effet domino : réduction des investissements, baisse de la consommation locale due à une perte de pouvoir d’achat des employés, et désengagement des entrepreneurs. Les données historiques des Bonnets Rouges (2013-2014) montrent qu’une telle imposition avait déjà coûté 200 millions d’euros à l’économie bretonne en pertes indirectes (rapport économique, 2015). Chesnais-Girard, en s’alignant sur Paris, ignore ces leçons et compromet la souveraineté économique de la Bretagne.

Les solutions fiscales du Parti National Breton

Plutôt que de plier sous la centralisation française et au véritable racket que représente cette mesure, la Bretagne doit s’émanciper. Le PNB, dans son Livre blanc sur l’indépendance économique et politique de la Bretagne, publié en mai 2025, offre une alternative radicale et visionnaire fondée sur l’autonomie, puis l’indépendance de l’État breton, donc de sa fiscalité, enfin adaptée à ses besoins stratégiques.

Inspirée des modèles islandais et écossais, l’instauration d’une taxe de 2,5 euros par nuitée viserait les touristes séjournant plus de deux nuits en Bretagne, générant une recette estimée à environ 45 millions d’euros annuels (selon les données touristiques de 2024). Elle financerait des infrastructures de la Bretagne sans peser sur les entreprises bretonnes, contrairement à la VMRR. Le PNB insiste sur une gestion 100 % bretonne.

Les priorités pour les transports bretons

La majorité socialiste de Chesnais-Girard, outre qu’il consent au racket imposé par Paris aux contribuables bretons, gaspille les recettes générées dans des dépenses aux allures de saupoudrage à vocation électorale et médiatique. En rompant avec le mythe du réchauffement climatique d’origine humaine tel que le défend le PNB, la Bretagne pourrait enfin mener une politique de transports tournée vers l’efficacité.

  • Modernisation des lignes TER (20 M€) : Cette allocation viserait à améliorer la fiabilité et la fréquence des trains bretons sur des tronçons clés, réduisant les temps de trajet et facilitant l’accès aux zones rurales et urbaines. Avec un retour économique de 2,5 euros par euro investi (SNCF, 2023), elle soutiendrait l’emploi et le commerce.
  • Renforcement des infrastructures portuaires (15 M€) : Les ports de Brest et Lorient, essentiels pour l’exportation maritime (pêche, produits transformés), bénéficieraient d’améliorations des quais et accès. Cela pourrait augmenter les exportations de 10 % (300 millions d’euros annuels, France AgriMer, 2024), avec une rentabilité rapide.
  • Développement des axes routiers (15 M€) : Des travaux ciblés sur la RN12 (20-25 km, ex. près de Morlaix) et la RN165 (15-20 km, ex. autour de Lorient) fluidifieront le trafic marchandises et touristique, générant des économies de 20 à 30 millions d’euros par an pour les transporteurs (CCI, 2024).

Grâce à la taxe sur le tourisme que propose le PNB, la Bretagne pourrait générer entre 35 et 37 millions d’euros de revenus par an et financer en seulement un et demi ces chantiers prioritaires qui généreraient des revenus à long terme, tant pour l’économie réelle que pour l’État breton grâce aux retombées fiscales. Le socialisme pseudo écologiste de facture française enfonce un peu plus l’économie bretonne dans le déclassement, il est urgent d’en sortir.

Budig Gourmaelon

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By La rédaction

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