F-35 vs Rafale : les nationalistes flamands marginalisent la France

L’article paru dans le journal flamand De Standard de Joren Vermeersch, conseiller au cabinet du ministre belge de la Défense, le nationaliste flamand Theo Francken (N-VA), offre un éclairage précieux sur les dynamiques européennes en matière de défense. En relatant un voyage aux États-Unis pour visiter des géants comme Lockheed-Martin, Vermeersch défend avec vigueur l’achat des F-35 par la Belgique, soulignant la supériorité technologique et industrielle américaine. Cette position, alignée sur les nationalistes flamands, met en lumière la justesse d’une approche pragmatique qui fait obstacle à la délétère influence française. Elle révèle aussi la marginalisation croissante de la France en Europe sur ces enjeux, et invite à une réflexion sur le rôle que pourrait jouer une Bretagne autonomiste dans l’amplification de cet isolement.

Choisir l’efficacité

Les nationalistes flamands, incarnés par la N-VA, adoptent une ligne claire : prioriser la sécurité et l’innovation via des partenariats transatlantiques. Vermeersch le dit sans ambages : la F-35, avec ses capacités « stealth », ses capteurs avancés et son intégration réseau, est insurpassable, surpassant la Rafale française. Ce choix, validé en 2018 malgré les pressions du MR (pro-français) au sein du gouvernement Michel, n’était pas idéologique mais rationnel. La production massive – 15 F-35 par mois chez Lockheed-Martin, équivalente à la production annuelle de Rafales – rend l’avion américain plus abordable et échelonnable.

Cette position est juste car elle ancre la Belgique dans un écosystème pan-occidental, comme l’illustre l’exemple du F-16 assemblé à Gosselies par Sabca avec des fournisseurs belges. Refuser le programme Joint Strike Fighter en 1999 sous Verhofstadt (coalition verte et socialiste) fut une erreur de courte vue, privant l’industrie belge d’opportunités. Aujourd’hui, avec des entreprises comme Sonaca ou Asco intégrées dans la chaîne F-35, la Flandre prospère : croissance industrielle, emplois high-tech, et accès à des innovations comme les drones AI de General Atomics ou l’IA de Palantir. Les Flamands comprennent que la vraie autonomie n’est pas dans le repli prôné hypocritement par les Français, mais dans une coopération stratégique avec les États-Unis. Contre la France, qui pousse pour le Rafale – un produit purement français –, cette approche flamande est non seulement juste, mais salvatrice. Elle évite les pièges d’une Europe fragmentée alimenté par le chauvinisme français qui freine l’unité face à des menaces extérieure.

Un « Village Gaulois » en déclin

Vermeersch frappe fort en comparant la France à « un village gaulois entouré de Romains en colère ». Cette image, tirée d’Astérix, est d’une justesse mordante : seule en Europe, Paris persiste dans un isolationnisme technologique, aboutissant à des systèmes plus chers et inférieurs. Tandis que treize pays européens (Allemagne, Grèce, Pologne, etc.) adoptent la F-35 depuis 2020, boostant l’interopérabilité et les économies d’échelle, la France reste à la traîne. Ses Rafales, malgré des qualités, manquent d’intégration : pas de réseau partagé pour une image opérationnelle partagée, essentiel en combat moderne où cela fait la différence entre vie et mort.

Cette marginalisation s’aggrave. L’article note que les F-35 belges, équipés de missiles AMRAAM de Raytheon, seront « superieur » à tout ce que l’Armée de l’Air française propose. En Europe, l’élan est clair : formation conjointe, maintenance mutualisée, et couplage avec des techs US comme les « loyal wingmen » drones. La France, en forçant des alternatives dites « européennes », mais qu’elle cherche à contrôler (comme le SCAF avec Allemagne et Espagne, mais enlisé dans des querelles), s’isole du continent. Vermeersch le résume : refuser systématiquement l’armement américain, c’est se mettre hors jeu. Les nationalistes flamands, en choisissant ce partenariat, accélèrent cette relégation française, favorisant une Europe de la défense plus pragmatique, où la Belgique – et la Flandre en tête – joue les médiateurs entre Washington et Bruxelles.

La Bretagne : Vers l’autonomie pour amplifier l’isolement français

Si les Flamands montrent la voie d’un nationalisme intégré, la Bretagne peut s’en inspirer pour progresser vers son autonomie, puis vers son indépendance à terme, contribuant ainsi à l’isolement de la France. Comme la Flandre, la Bretagne subit les choix stratégiques dictés par Paris contre ses intérêts nationaux. En s’émancipant, la Bretagne pourrait rejoindre des coalitions européennes, renforçant sa propre position et mettant un terme à la nocive influence française. Imaginez des composants bretons pour des F-35 assemblés en Italie, boostant l’emploi et l’innovation. À terme, l’indépendance bretonne amplifierait cet effet. Une Bretagne souveraine pourrait commander des F-35 sans intermédiaire français, rejoignant le club des treize nations européennes. Vermeersch l’illustre : l’innovation vient des réseaux, pas des forteresses. Pour la Bretagne, progresser vers l’indépendance, c’est non seulement se libérer, mais aider à briser le monopole parisien, favorisant une défense européenne unie et efficace.

Un horizon européen

La position des nationalistes flamands, validée par l’article de Vermeersch, est juste car elle allie souveraineté réelle à coopération globale, opposée à l’autarcie française. Sa marginalisation en Europe est inéluctable et nécessaire. La Bretagne, en avançant vers l’autonomie puis l’indépendance, peut accélérer ce processus. Les Flamands l’ont compris ; il est temps pour les Bretons de suivre leur exemple, pour une Europe plus forte.

Budig Gourmaelon

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By La rédaction

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