Non au service national de Macron : la Bretagne aura sa propre armée ! (Éditorial)

Hier, le président français, Emmanuel Macron, dans un discours prononcé à Varcet-Allier-et-Risset, a levé un coin du voile sur son projet de « nouveau service national ». Présenté comme une mesure « volontaire », ce dispositif cache mal son vrai visage : une porte grande ouverte à la conscription obligatoire en cas de « crise majeure ».

Macron l’assume sans fard : le Parlement français pourrait « autoriser de faire appel, au-delà des seuls volontaires, à ceux dont les compétences auront été repérées ». En clair, une génération entière de jeunes – nos jeunes Bretons inclus – pourrait être jetée dans le creuset des conflits français, sous prétexte de «menaces qui pèsent sur nous». Ce projet illustre parfaitement l’aveuglement du gouvernement de Paris qui se rêve en forteresse impériale, mobilisant les « périphéries » pour ses guerres. Mais la Bretagne n’est pas une périphérie. Elle est une nation. Rappelons-le avec force : la Bretagne n’est pas une dépendance de plus dans l’hexagone. Nation celtique millénaire, forgée par des siècles de résistances – des invasions vikings aux révoltes contre l’absolutisme royal –, elle a été annexée par la France en 1532 par un traité unilatéralement rompu en 1789. Depuis, Paris nous traite en vassal, pillant nos ressources maritimes, étouffant notre langue et notre culture, et bien trop souvent, entraînant nos enfants dans ses boucheries pour défendre des intérêts qui nous sont étrangers.

Rien – absolument rien – n’autorise l’État français à mobiliser la Bretagne dans ses guerres. Ni le Code civil napoléonien, ni les décrets gaullistes, ni les rodomontades macroniennes ne sauraient effacer notre droit souverain à l’autodétermination. Ce « service national » ignore nos droits, pire, il les viole. Pour nous, Bretons, c’est bien plus qu’une question de liberté : c’est une question de survie. Si la Bretagne doit se défendre, elle le fera en toute indépendance, conformément à ses intérêts vitaux.

C’est précisément ce que propose la Stratégie de défense nationale bretonne élaborée par le Parti National Breton (PNB). Ce document, visionnaire et pragmatique, trace une voie claire pour une défense bretonne autonome, compacte et technologiquement avancée, ancrée dans notre géographie unique : une Zone Économique Exclusive (ZEE) de 200 000 km², troisième d’Europe continentale, qui contrôle 30 % des routes maritimes UE-Amérique du Nord et 70 % des câbles transatlantiques.

Les piliers essentiels de cette stratégie, qui rejette toute dépendance vis-à-vis de Paris pour affirmer une souveraineté pleine et entière repose sur plus axes forts.

Structure des forces (horizon 2035)

Un budget défense à 5 % du PIB breton projeté (10,75 Md€/an), avec 23 500 professionnels actifs et une réserve massive de 250 000 mobilisables en 72 heures. Focus maritime (ANB-MER) : 98 unités navales, dont 8 frégates AAW/ASW, 4 destroyers légers, 14 corvettes furtives, 28 patrouilleurs, 8 sous-marins AIP et 2 SSN nucléaires, 3 porte-hélicoptères amphibies (LHD). Défense côtière : 12 régiments avec missiles HIMARS/NSM, mines intelligentes et barrières EMR. Force aérienne : 62 aéronefs (F-35B, P-8A Poseidon, drones MQ-9B) et 36 satellites pour une surveillance 24/7. Unités spéciales : un régiment RIOS pour opérations cyber et sous-marines.

Service militaire breton.

Obligatoire pour 6 mois (18-25 ans), sur le modèle finlandais, axé sur la formation maritime, la résilience et la mobilisation rapide. Pas pour les aventures impérialistes, mais pour protéger nos côtes, nos pêches, nos énergies marines renouvelables (EMR), qui pourraient générer +25 Md€/an.

Phasage opérationnel

De la dissuasion (patrouilles permanentes) au déni d’accès (A2/AD en D+72h), en passant par la guerre prolongée (harcèlement sous-marin jusqu’à 180 jours) et le rétablissement post-conflit. Tout aligné sur les doctrines OTAN pour une interopérabilité sans soumission.

Ce plan n’est pas une utopie belliqueuse, mais une nécessité géostratégique : « Ce n’est pas une ambition. C’est une nécessité », comme l’affirme le document. Il prévoit un calendrier précis – loi sur le service militaire dès 2035, flotte opérationnelle en 2044 – pour transformer la Bretagne en puissance maritime régionale, pivot atlantique autonome. Non à la conscription française qui nous expose, nous Bretons, à des sacrifices inutiles. Oui à une défense bretonne, souveraine, qui protège nos mers, notre peuple et notre avenir. 

Budig Gourmaelon

Recevez notre newsletter par e-mail !

By La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×