À Loudieg (Loudéac), un homme de 43 ans, originaire de Roumanie, a été condamné le 10 février 2026 par le tribunal correctionnel de Sant-Brieg (Saint-Brieuc) pour des violences conjugales graves. Les faits remontent au 1er janvier 2026 et concernent son ex-épouse et sa fille adolescente de 15 ans. Malgré sa condamnation, l’accusé maintient ses convictions misogynes extrêmes, affirmant que « la femme doit être l’esclave de l’homme, elle doit être à sa merci » relève Le Courrier Indépendant.
L’homme, divorcé depuis 2024, squattait encore le domicile familial. Le soir du Nouvel An, il a exercé des violences physiques sur son ex-conjointe : coups, secousses, traînées au sol. Vers 6 heures du matin, elle a été expulsée du logement en pleine nuit, par -4 °C, dans un état de grande détresse. Sa fille de 15 ans a également subi des violences récurrentes, entraînant de lourdes séquelles psychologiques : comportement d’autodestruction, hospitalisation et saisie de la Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes (CRIP). L’ex-épouse souffre aujourd’hui d’un stress post-traumatique sévère, l’ayant rendue anorexique. Le ministère public a qualifié l’accusé de « tyran domestique ». Les victimes, terrifiées à l’idée de le croiser, n’ont pas assisté à l’audience. Lors du procès, l’homme a déclaré ne pas comprendre sa condamnation et a réaffirmé ses idées sur la soumission totale de la femme.
Le tribunal l’a condamné à 2 ans d’emprisonnement, dont 1 an avec sursis probatoire. Il doit respecter des obligations de soins et de travail, une interdiction de contact avec les victimes, et verser 4 300 € d’indemnisation à ces dernières.
Ewen Broc’han
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