Le 14 septembre 2026, on apprend que la Finlande s’est officiellement branchée sur la « Forward Deterrence » française. Le communiqué joint est soigné, solennel, parsemé de belles formules sur la sécurité « européenne » et le signalement stratégique. Derrière les mots toutefois, il n’y a quasiment rien.
Le concept reste aussi flou qu’à son lancement. On parle d’« opportunités de signalement stratégique » et de « gestion de l’escalade en dessous du seuil nucléaire ». Pas de déploiement annoncé, pas de règles d’engagement claires, pas de partage réel de la décision. Juste une déclaration.
L’idée selon laquelle cela ouvrirait « un vaste éventail de cibles » à la composante aérienne nucléaire française, parfois sans même entrer dans l’espace aérien russe, sonne bien sur les réseaux sociaux. En pratique, c’est une façon d’élargir la surface exposée sans renforcer vraiment la crédibilité de la dissuasion. La Finlande, frontalière de la Russie, se retrouve associée à un dispositif qu’elle ne contrôle pas. Gain opérationnel : très douteux. Risque de malentendu : très réel.
Le fameux « Nuclear Steering Group » qui doit être créé dans les mois à venir ne rassure pas davantage. On connaît le schéma : un groupe de travail, des réunions, des notes, et au final la décision resterait française. Qui peut croire que Paris, qui ne contrôle déjà plus ses banlieues ethniques, s’engagerait dans un affrontement nucléaire avec la Russie ? Personne de sérieux.
Helsinki obtient à cette occasion un strapontin symbolique et s’expose un peu plus. Au final, une annonce soignée, un logo bien placé et un slogan affiché pour « une Europe plus forte et mieux défendue ». Sur le fond, il s’agit d’une simple posture. La France, conformément à sa tradition, tient davantage aux apparences du pouvoir et de la préséance, qu’au pouvoir réel, celui qui coûte.
C’est à l’Île Longue, base des sous-marins nucléaires stratégiques français occupées par la France en Bretagne, que le Président français a initialement formulé le concept fumeux de « Forward Deterrence ». Depuis cette annonce, Paris accentue une agitation diplomatique qui expose directement les populations bretonnes à un risque grandissant, sans reconnaître à la Bretagne la moindre voix sur son propre territoire national.
En étendant sa dissuasion depuis le littoral breton, l’État français accroît les probabilités de représailles, sans consultation, contre la Bretagne. Il est temps pour la Bretagne d’assurer sa sécurité nationale, et d’abord en mettant un terme à la présence militaire française sur son territoire.
Konan Riou
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