Le lundi 16 février 2026, rue Jean-Jaurès à Brest, un groupe d’une quinzaine d’individus masqués, décrits comme des antifas par l’Observatoire des violences politiques, a agressé deux passants juste devant la permanence de La France insoumise (LFI) du député loyaliste Pierre-Yves Cadalen, proche de Raphaël Arnault qui était venu le soutenir en septembre 2025. Cet événement, survenu dans un climat de tensions politiques intenses, soulève de nombreuses interrogations sur les dynamiques entre certains milieux d’ultra-gauche et le parti mélenchoniste.
Les faits de l’agression
Selon le récit détaillé publié par l’Observatoire des violences politiques le 19 février 2026, les deux victimes passaient simplement devant le local LFI lorsqu’elles ont été prises pour cible. Les assaillants, cagoulés, ont porté plusieurs coups de poing au visage de l’une d’elles, la laissant ensanglantée. Durant l’attaque, elle aurait été insultée de « sale facho », un terme récurrent dans la rhétorique d’ultra-gauche. La seconde personne a pu s’échapper. La victime blessée aurait aperçu un couteau parmi les agresseurs, bien que cet élément reste à confirmer par l’enquête judiciaire. Les assaillants ont pris la fuite rapidement après les faits.Une plainte a été déposée par la victime, ouvrant la voie à une investigation officielle. Les autorités devraient exploiter les caméras de vidéosurveillance de la rue et recueillir des témoignages pour identifier les auteurs.
Le contexte troublant de la permanence LFI
Au moment précis de l’agression, une réunion interne se tenait dans la permanence, animée par le député LFI Pierre-Yves Cadalen. Plutôt que d’intervenir, d’appeler la police ou d’alerter quiconque, un militant présent a choisi de baisser le rideau métallique, isolant ainsi l’intérieur des événements violents qui se déroulaient à quelques mètres. Cette inaction a choqué de nombreux observateurs. Pourquoi un groupe d’antifas se trouvait-il stationné devant la permanence LFI pendant une réunion du parti ? La question est légitime : la Jeune Garde antifasciste, dissoute en 2025 pour ses violences répétées, assurait souvent un rôle de « service d’ordre » officieux lors d’événements de gauche radicale. Les observateurs se demandent si ces militants brestois jouaient un rôle similaire, protégeant ou surveillant le local au profit des mélenchonistes. LFI n’a pas réagi publiquement à cet incident spécifique à ce jour.
Un climat de tensions extrêmes à Brest
À Brest, la préfecture a interdit le 19 février 2026 une manifestation d’extrême-gauche non déclarée place de la Liberté, craignant des troubles graves. Cette manifestation visait à glorifier le meurtre du jeune Quentin et à inciter les éléments les plus violents à passer à l’acte à leur tour. L’enquête en cours sur l’agression du 16 février pourrait révéler des liens ou des motivations précises, et potentiellement clarifier le rôle exact de ces groupes antifas dans la stratégie de LFI en Bretagne.
Ewen Broc’han
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