Éditorial : « Pour que vive la Bretagne, enterrons cette gauche moribonde ! »

Avec la malhonnêteté intellectuelle qui caractérise ce courant, le média régionaliste de gauche NHU a interpellé le public au sujet du Parti National Breton, demandant avec une fausse ingénuité pourquoi celui-ci « semble perturber davantage des évènements bretons que des évènements français ».

Rappelons les faits. À Nantes, le 12 octobre 2024, des militants du Parti National Breton participèrent à un rassemblement pour la réunification de la Bretagne. L’accueil des personnes présentes fut cordial jusqu’à l’intervention d’une poignée de nervis d’extrême-gauche associé à un élu, Florian Le Teuff, alors adjoint municipal au sein de la majorité socialiste de Johanna Rolland. Après avoir passé à tabac un membre de Bretagne Réunie qui fut par la suite hospitalisé dans le coma, ils tentèrent d’arracher la bannière du PNB et agressèrent des militants présents. L’enquête, qui suit actuellement son cours, a abouti à l’interpellation d’un individu bien connu de la mouvance d’ultra-gauche.

Le 1er mars 2025 était organisé à Carhaix une réunion publique en vue de la constitution d’une plateforme politique destinée à offrir une alternative à la Bretagne. Le Parti National Breton, en tant que seule formation nationaliste bretonne active, devait naturellement y participer afin de développer le point de vue national. Là encore, la gauche régionaliste s’empressa de protester par la voix d’Yvon Ollivier, lequel décréta que seules les thèses de gauche étaient admises dans le débat public. L’initiative s’effondra immédiatement sous le poids de ce sectarisme idéologique auquel d’autres groupes régionalistes comme le Parti Breton apportèrent leur concours.

Enfin, toujours à Carhaix le 20 juin 2026, une réunion « ouverte à tous » sur le thème de l’autonomie devait voir les différentes organisations politiques de Bretagne défendre leurs positions. Toutes ? Non : le Parti National Breton, pourtant le plus actif (et de loin) sur le terrain, n’avait pas été convié. En revanche, d’obscures boutiques comme « War Sav! » de Gaël Roblin, un histrion antifa connu pour ses liens avec le Parti Communiste français et la dictature cubaine, devait y pontifier sur ce que serait cette « autonomie » (que l’on devine conforme aux canons marxistes-léninistes).  La délégation du Parti National Breton venue faire entendre le point de vue nationaliste comme c’est sa vocation puisque historiquement fondateur de la thématique même de l’autonomie depuis Breiz Atao, s’est vue interdire de prendre la parole tandis que des sbires de l’organisation projetaient violemment à terre un patriote breton âgé et handicapé, générant des centaines de milliers de visionnages et de nombreuses condamnations de la part du public.

Ces faits, constants, permettent de dessiner un motif : les combats historiques de l’Emsav ont été phagocytés par une gauche radicale violente qui les dénature pour mieux rabattre les Bretons vers elle. Le PNB, en défendant les positions historiques de l’Emsav comme mouvement ethno-national, entrave de plus en plus cette colonisation idéologique étrangère et replace des questions comme l’autonomie ou la réunification dans leur continuité idéologique. Qui peut croire sérieusement que des sans-frontiéristes défenseurs de l’immigration clandestine comme Roblin seraient des avocats crédibles et légitimes de l’intégrité des frontières de la Bretagne lorsqu’il est question de la réunification ? Qui peut croire que l’autonomie, théorisée par le Parti Autonomiste Breton de Debauvais et Mordrel, serait une déclinaison naturelle des lubies écolo-féministes, LGBT et antiracistes de la représentante de l’UDB qui se donnait en spectacle à Carhaix ? Cette petite bourgeoisie urbaine, anthropologiquement francophile sans le savoir, n’a rien de commun avec le combat pour la nation bretonne. La renvoyer vers sa marâtre française est aussi cohérent que nécessaire.

Au delà de ces évidences, il y a plus simplement une question de principe : l’avenir de la Bretagne ne peut pas être décidée par la gauche radicale depuis son Aventin. La Bretagne, comme nation, est politiquement composite. Les nationalistes bretons constituent un courant idéologique et historique qui a une place légitime dans le débat public breton et qui est fondé à les défendre dans les forums où l’avenir de la Bretagne est discutée. Les empêcher de le faire par la violence, comme c’est le cas à chaque fois que des militants nationalistes veulent s’exprimer pacifiquement, devrait susciter une condamnation unanime de l’extrême-gauche par ceux-là qui n’ont de cesse d’invoquer le pluralisme démocratique. Las, non seulement la violence de l’extrême-gauche n’est pas condamnée par de pieux démocrates comme Christian Troadec, mais ce sont encore ses victimes qui sont sommées de s’expliquer !

La rédaction du média NHU inverse causes et conséquences et suggère que les agresseurs sont les agressés et vice versa. L’intention est claire : dénoncer les nationalistes bretons qui empêchent de gauchiser en rond et non ceux qui s’opposent à eux, lesquels sont tous, sans exception, des alliés revendiqués de partis français à l’instar de Paul Molac, de Christian Troadec et de Gaël Roblin (entre autres). La rédaction de NHU n’a jamais dénoncé les violences initiées par l’extrême-gauche contre les militants du Parti National Breton. Pire, il les traite de « perturbateurs » parce qu’ils défendent l’Emsav contre les manipulations d’une gauche ontologiquement incompatible avec l’idée ethno-nationale qui est le coeur de celui-ci depuis sa fondation.

Nous ne sommes pas dupes de ces procédés. L’opinion bretonne ne l’est guère plus. Après cinquante ans de pollution marxiste, l’extrême-gauche a démobilisé les Bretons par son sectarisme et le caractère fondamentalement incompatible de ses thèses cosmopolites avec la lutte de l’Emsav pour l’émancipation nationale de la Bretagne. Nous le savons : tout ce que la gauche touche, elle le pourrit. Non pas que la vieille droite française ait jamais été d’un quelconque secours pour la Bretagne, mais la haine destructrice s’est toujours située, depuis la révolution française, de l’autre côté du spectre politique. Le PNB, en récusant ce cosmopolitisme, replace le combat breton sur les rails historiques qui sont les siens depuis la chouannerie : le refus du millénarisme égalitaire d’importation française, la défense farouche des spécificités ethniques de la Bretagne, et, au nom de ces spécificités, la constitution de la Bretagne comme état indépendant en Europe. Cela, la gauche, française par construction, n’a pas l’estomac assez solide pour le digérer. Aujourd’hui démonétisée et de plus en plus isolée, elle s’appuie de plus en plus sur la violence et les menaces pour garder la tête hors de l’eau. Cela ne fera qu’accélérer sa disparition en Bretagne. 

Budig Gourmaelon

 

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By La rédaction

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