Saint-Jean-Trolimon : l’extrême gauche vandalise la plaque du lotissement Youenn Drezen pour intimider la population qui refuse de le débaptiser

À Saint-Jean-Trolimon, un lotissement porte depuis 1999 le nom de Youenn Drezen (1899-1972), l’un des plus grands écrivains de langue bretonne du XXe siècle. Auteur de romans majeurs, journaliste et figure de la littérature bretonne, Drezen a laissé une œuvre qui a puissamment enrichi le patrimoine culturel de la Bretagne. Aujourd’hui, sa mémoire et son oeuvre sont la cible d’une campagne de diffamation et d’intimidation orchestrée par des militants proche de la gauche radicale qui veulent les faire disparaître. Après des tags « Collabo » et « AFA » (Antifa) sur la plaque du lotissement en août 2026 rapportée par Le Télégramme, cette dérive a franchi un nouveau cap.

Une campagne de diffamation et de harcèlement

Depuis plusieurs années, des activistes locaux affiliés à la gauche radicale – notamment le communiste Gaston Balliot et Daniel Quillivic – multiplient les démarches pour débaptiser le Park Youenn-Drezen. Ils invoquent le passé allégué de Drezen pendant l’Occupation afin de transformer le nom d’un lotissement en champ de bataille idéologique. Des éléments d’extrême-gauche incontrôlés vont désormais jusqu’à vandaliser le mobilier urbain et exposer les riverains à un climat de tension permanente. Il s’agit de harcèlement pur et simple. Les habitants du lotissement n’ont pas voulu ce conflit provoqué par une gauche radicale qui ne connaît plus de limites, faute de se les voir rappeler. Le maire Didier Le Bleis a raison de rappeler que face à cette campagne d’intimidation et de dégradation, une concertation avec les riverains est indispensable. Les riverains ont déjà fait savoir, en 2022, qu’ils ne souhaitaient pas cette complication. Face à la violence, leur tranquillité et leur protection doit primer.

Radicalisation d’une extrême gauche et amnésie sélective

Cette campagne s’inscrit dans une radicalisation manifeste de certains secteurs de l’extrême gauche, prompts à exiger des purges mémorielles tout en pratiquant une amnésie sélective sur leur propre histoire. Il n’est pas inutile de rappeler quelques faits établis.

Après le pacte germano-soviétique d’août 1939, le Parti communiste français (PCF) a été dissous par la IIIe République pour son alignement sur la politique pro-nazie de Staline. Maurice Thorez, son secrétaire général, a déserté l’armée française et s’est réfugié en URSS. Des militants communistes ont commis, dans les premiers mois de la guerre entre la France et l’Allemagne, du sabotage du matériel de guerre français, dans une logique de « défaitisme révolutionnaire » dictée par Moscou visant à précipiter l’effondrement de l’armée française au profit de l’Allemagne hitlérienne.

Ces éléments font partie de l’histoire du PCF. Les évoquer, c’est refuser le deux poids, deux mesures que ce même PCF tente d’imposer. Ceux qui exigent aujourd’hui l’effacement de Youenn Drezen au nom d’une idéologie qui a fait plus de 100 millions de morts se montrent singulièrement discrets sur ces pages sombres de leur propre tradition politique. La radicalisation qui conduit à taguer « Collabo » sur une plaque de rue relève d’une logique de purge idéologique et non d’un travail historique.

Ne pas céder à la haine et à l’obscurantisme

Premier point, et le plus important : Youenn Drezen n’a jamais été condamné à la Libération pour des faits de collaboration. Cette campagne de diffamation et de harcèlement, 81 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, prétend substituer l’obscurantisme à la Justice. Les Bretons doivent en refuser le principe.

Ensuite, changer un nom de voie publique pour satisfaire des intimidations militantes ouvre la porte à une instabilité permanente. Demain, d’autres groupes pourront exiger le retrait de noms liés à d’autres périodes. La toponymie ne peut devenir le jouet des modes politiques ou des revendications partisanes successives, surtout en prenant en otage les habitants de rues entières.

L’œuvre littéraire de Drezen appartient au patrimoine breton. La menacer d’effacement sous prétexte d’accusations sélectives, c’est accepter que la culture soit jugée à l’aune exclusive d’une forme de vérité unique dictée par une poignée d’extrémistes. Les sociétés démocratiques pratiquent le discernement éclairé : on peut critiquer un engagement passé sans détruire l’ensemble d’une contribution culturelle. L’apaisement et le sens critique commandent de ne pas transformer chaque nom de rue en procès permanent. Réduire Youenn Drezen à une caricature et effacer son nom, c’est appauvrir la mémoire collective bretonne au profit d’une lecture manichéenne dictée, c’est le comble, par des nostalgiques du système totalitaire communiste.

Pour le maintien

Le maintien du nom « Park Youenn-Drezen » n’est pas une apologie de la collaboration. Youenn Drezen n’a jamais été condamné pour de tels faits. C’est un refus de l’obscurantisme, du harcèlement et de l’instrumentalisation permanente de la mémoire par des groupes liés à la gauche la plus radicale. L’œuvre de l’un des plus importants écrivains en langue bretonne a droit à ne pas être effacée par des adeptes des procès idéologiques, faute de procès de Moscou. Les riverains ont droit à la tranquillité et ils doivent être soutenus face à ce harcèlement. L’apaisement, le sens critique et le respect des habitants de Saint-Jean-Trollimon, et des Bretons, plaident pour le maintien.

Budig Gourmaelon

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By La rédaction

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