Saccage de l’Université de Nantes : le Parti National Breton réclame des sanctions sévères contre les responsables

Après les destructions commises dans le bâtiment Censive de Nantes Université, dont le coût dépasse un million d’euros, le Parti National Breton a publié un communiqué dénonçant la répétition de ces violences et réclamant un durcissement des sanctions contre leurs auteurs.

L’occupation du bâtiment Censive, du 7 au 10 octobre 2026, s’est achevée par la découverte d’importantes dégradations : cinq amphithéâtres, une trentaine de salles de cours et de nombreux équipements ont été rendus inutilisables. Plusieurs milliers d’étudiants subissent les conséquences de cette situation.

Une institution historique bretonne

Dans son communiqué du 17 octobre, le PNB rappelle que l’Université de Nantes trouve ses origines en 1460, sous le règne du duc François II de Bretagne, à l’initiative duquel le pape Pie II autorisa sa fondation.

« Fondée en 1460 sous le règne du duc François II de Bretagne, l’Université de Nantes appartient au patrimoine historique et intellectuel de la nation bretonne », souligne le parti.

Pour le PNB, la protection des établissements universitaires dépasse la seule question du maintien de l’ordre. Ces institutions jouent un rôle essentiel dans la formation des cadres, la recherche scientifique, le développement économique et la transmission des connaissances.

Le parti considère ainsi que leur préservation touche directement aux « intérêts vitaux de la Bretagne et à son avenir collectif ».

Cinq mesures contre les destructions

Face à la répétition des occupations accompagnées de dégradations, le PNB propose cinq mesures : l’évacuation rapide des bâtiments occupés illégalement en cas de violences, la réparation financière intégrale des dommages par leurs auteurs, l’exclusion disciplinaire des étudiants responsables de destructions graves, des poursuites pénales effectives et le renforcement permanent de la sécurité des établissements.

Le parti souhaite notamment que les personnes reconnues responsables soient contraintes de rembourser les dégâts qu’elles ont provoqués, plutôt que de laisser les établissements universitaires en supporter seuls les conséquences financières.

Il réclame également des sanctions universitaires pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive, ainsi que l’exécution effective des peines prononcées par les juridictions.

Ces mesures seraient mises en œuvre dans le cadre des procédures légales et après établissement des responsabilités individuelles.

Défendre les intérêts de la Bretagne

Le PNB estime que les destructions répétées portent atteinte aux conditions d’études, au travail des personnels universitaires et aux capacités de formation de la Bretagne.

« La liberté de manifester ne saurait justifier le saccage d’institutions publiques », affirme le communiqué.

Le parti conclut en rappelant que « défendre nos universités, c’est défendre les capacités intellectuelles, scientifiques et économiques de la Bretagne ».

Pour le Parti National Breton, la protection des universités constitue ainsi un enjeu de sécurité publique, mais également de préservation du patrimoine et de l’avenir de la Bretagne.

Yann ar Gall

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By La rédaction

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