Plogoff : victoire d’un petit village breton, face à l’Etat français

Dans les années 1970, la Bretagne, est au cœur d’un mouvement de contestation qui marquera son histoire : la lutte contre l’implantation d’une centrale nucléaire à Plogoff. Cette petite commune, située sur la Pointe du Raz, devient le symbole d’une résistance populaire face à un projet de centrale nucléaire inadapté et imposé par l’Etat français.

Le commencement

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À cette époque, la France s’engage dans une politique énergétique ambitieuse, visant à développer le nucléaire comme principale source d’énergie. Dans ce cadre l’Etat français décide de construire une centrale à Plogoff, sur des terres qui, pour les habitants, sont non seulement un lieu de vie, mais aussi un espace naturel précieux. La décision, prise à Paris, suscite une forte opposition locale dès le départ.

Rapidement, la mobilisation…

La contestation s’organise rapidement. Des manifestations, des réunions publiques et des actions de désobéissance civile sont mises en place. Les habitants de Plogoff, soutenus par des écologistes, des militants bretons et des activistes de divers horizons, se rassemblent pour exprimer leur rejet du projet. Des slogans tels que « Non à la centrale à Plogoff ! » résonnent dans les rues, les chemins et les champs du pays. La lutte prend une dimension symbolique, incarnant un refus de la centralisation française des décisions politiques et un appel à la démocratie locale en Bretagne. Tous les jours vers 17H, toute la population Plogoffite se réunit pour calomnié le départ des gardes mobiles français, à coups de jets de pierres et d’insultes.

Les événements marquants

Le mouvement Plogoffite atteint son apogée en 1980, lorsque des milliers de personnes se rassemblent pour une grande manifestation. Les forces de l’ordre sont mobilisées de manière surdimensionnées pour tenter de disperser les manifestants, mais la résistance est forte. Les actions de blocage, de sabotage, d’intimidation et d’occupation des sites prévus pour la construction de la centrale se multiplient.

Un combat gagné, un exemple pour le Peuple breton

Face à cette mobilisation intense et à la pression croissante de l’opinion publique, l’Etat français finit par abandonner le projet de centrale nucléaire à Plogoff en 1981. Cette victoire est saluée comme un triomphe de la démocratie locale et de la résistance bretonne.

Qu’en dit le Parti National Breton ?

La lutte contre la centrale nucléaire de Plogoff illustre parfaitement la nécessité d’un dialogue entre les décideurs politiques et les populations locales. Le Parti National Breton, dans sa position, souligne que le nucléaire doit être implanté sur des sites adaptés et en accord avec les habitants. La centrale nucléaire imposée par Paris en Bretagne était perçue comme une insulte à la démocratie, un déni des droits des populations à décider de leur avenir. Cette lutte a permise de faire entendre la voix des Bretons, dans leur propre pays, encore occupé par les forces françaises.

Ronan Morvan

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By La rédaction

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