Il s’appelait Auguste Renault, né le 6 décembre 1897, à Saint-Trimoël, près de Lamballe. Soldat de première classe au 411e régiment d’infanterie, il meurt les armes à la main dans les Ardennes belges, seulement deux minutes avant le cessez-le-feu le 11 novembre 1918 à 10h58. C’est le dernier mort de la Première Guerre Mondiale.

Le 411e régiment d’infanterie, levé dans le Pays Vannetais en 1915, fut envoyé dans les endroits du front occidental les plus sanglants. À Verdun, il est déployé au Mort-Homme et sur la Cote 304 voisine. Dans ce seul secteur, au moins 70,000 hommes ont trouvé la mort de part et d’autre.



La Cote 304
Auguste Renault représente le tragique destin de centaines de milliers de jeunes Bretons envoyés à la guerre et tués au front. Mobilisés en masse par l’État français, les Bretons, culturellement réprimés par la France, ont combattu dans des conditions terribles, principalement en première ligne, et un quart d’entre eux n’est jamais revenu, sacrifié dans des batailles sanglantes avec lesquelles la Bretagne n’avait rien à voir.
Ewen Broc’han
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