13 février 1945 : le bombardement criminel de Dresde par les Alliés anglo-américains

À l’approche de la fin de la Seconde Guerre mondiale, une des actions les plus infâmes et criminelles a été commise par les forces alliées – le bombardement de Dresde. Cette opération, connue sous le nom de « Opération Thunderclap », a impliqué principalement la Royal Air Force britannique et l’USAAF (United States Army Air Forces). Elle est à ce jour l’un des pires crimes de guerre de l’histoire.

L’Attaque

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Bombardiers Lancaster britanniques

La première attaque contre la ville débute le 13 février à 22h13. La RAF lance une première vague de bombardiers équipés de bombes incendiaires et explosives. Environ 800 Lancaster et Halifax ont largué 1 478 tonnes de bombes explosives et 1 182 tonnes de bombes incendiaires sur la ville.

La deuxième vague a lieu quelques heures plus tard. Vers 1h30 du matin le 14 février, une deuxième vague de 529 bombardiers a suivi, intensifiant le feu déjà déclenché.

Enfin, la troisième vague parachève la destruction de la ville. L’USAAF a mené des raids le 14 février dans la matinée et l’après-midi, principalement avec des bombes explosives, visant à détruire ce qui restait des infrastructures et à empêcher les secours et l’extinction des incendies.

Un massacre à grande échelle délibéré

La ville, sans importance militaire ou industrielle, héberge alors un très grand nombre de réfugiés. Ce n’était pas une opération militaire visant des cibles stratégiques; c’était une stratégie de terreur. Les Alliés avaient choisi de détruire cette ville pour briser le moral allemand. Une stratégie qui sera employée contre le Japon grâce à l’arme atomique.

Enfants brûlés à Dresde

Les conventions de la guerre, même celles de l’époque, demandaient une distinction entre combattants et non-combattants. Le bombardement de Dresde a ignoré ces principes fondamentaux. La proportionnalité, la précaution dans l’attaque, la protection des civils – tout cela a été délibérément ignoré par les Alliés.

La ville de Dresde a subi des dommages catastrophiques. Environ 6,5 km² de la ville ont été réduits en cendres, détruisant environ 75% des structures du centre-ville. On estime jusqu’à 135 000 le nombre victimes civiles.

Outre les morts, des milliers de personnes ont été blessées, et des centaines de milliers se sont retrouvées sans abri dans une ville dévastée, aggravant la crise humanitaire déjà sévère en Allemagne à cette période de la guerre.

Comme les villes bretonnes de Brest, Lorient ou Saint-Nazaire, la Venise de l’Elbe fut engloutie à jamais.

Ewen Broc’han

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By La rédaction

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