Dinan : 2 ans ferme pour Mahtab Shinwari pour avoir poignardé un compatriote afghan sur le chantier de la future piscine

Deux intérimaires afghans qui nourrissaient une inimitié mutuelle ont fini par en venir aux mains, le 17 mars 2025 sur le chantier de la piscine de Dinan « pour une histoire de pause ».

Lundi 17 mars une altercation avait éclaté entre deux ouvriers sur le chantier de la piscine en construction de Dinan (22). L’un d’eux avait été blessé au couteau. Sur les lieux le blessé, un pansement sur le côté, avait été vu allongé au sol entouré des secours et de son employeur.

Ce dernier révélera aux enquêteurs que le matin même les deux intérimaires de nationalité afghane, lui avaient demandé de ne plus travailler ensemble. L’examen médical de la victime a fait état de trois plaies, au niveau du scalp et des côtes ainsi que de nombreuses ecchymoses sur le corps. 10 jours d’ITT ont été retenus en sa faveur.

Selon la victime la dispute portait sur « une histoire de pause ». Son agresseur lui aurait donné un premier coup de poing au visage puis aurait sorti un couteau de sa poche avec lequel il l’aurait frappé. Il aurait réussi à s’enfuir poursuivi par son assaillant, qui, à nouveau lui aurait porté plusieurs coups de couteau, plus loin dans un parc. Une lame brisée de type couteau de cuisine avait été retrouvée sur les lieux.

Le prévenu âgé de 23 ans, assisté d’un interprète, a été jugé lundi 24 mars devant le tribunal correctionnel de Saint-Malo en comparution immédiate, pour violences avec arme. Et il n’a pas tenu la même version que la victime. Il a seulement reconnu s’être battu avec son équipier mais sans arme et a soutenu « ne pas avoir eu de couteau sur lui ». Il suppose que le plaignant se serait « peut-être blessé avec quelque chose en roulant au sol pendant la bagarre » ou avec un objet qu’il portait sur lui. Il a expliqué son souhait de changer de poste, les sujets de conversation de la victime ne l’intéressaient pas et auraient déjà provoqué des disputes entre eux.

Un an de prison ferme avec mandat de dépôt était requis par le parquet. Le tribunal est allé au-delà et a condamné Mahtab Shinwari à deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt, interdiction de contacter la victime et de paraître à Dinan durant trois ans.

Source : Le Télégramme

Recevez notre newsletter par e-mail !

By La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×