Tout a débuté avec l’annonce récente du gouvernement français, qui a relancé le débat sur la suppression de deux jours fériés. Annonçant exclure l’Alsace-Moselle de ce dispositif (Vendredi saint et Saint-Étienne), cette exception, faite en conformité avec le droit alsacien, a été immédiatement perçue avec hostilité par un certain nombre de Français, singulièrement à gauche, qui ont violemment attaqué le peuple alsacien-mosellan en invoquant la suprématie du stato-socialisme français.
Une jalousie cocardière qui se drape de grands principes éculés
Ces réactions, amplifiées par des voix comme celle du Dr Jérôme Barrière, ont révélé les vieilles haines d’une société française rongée par la jalousie et l’instinct de domination que frustre un déclassement mondial rapide. Car derrière les serments sur « l’égalité » jacobine en danger se cachent autre chose : l’envie, caractéristique de la culture française.
À gauche, les frontières redeviennent sacrées dès lors qu’il est question de piller autrui.
En 1924, l’Alsace-Moselle a négocié 2 jours fériés de plus.
Un siècle plus tard… toujours 2 jours de plus.
Au nom de quoi, en 2025, l’égalité s’arrête à la frontière d’un département ?#AlsaceMoselle #Équité— Dr Jérôme BARRIERE, MD. (@barriere_dr) August 12, 2025
Les adeptes du national-trotskisme, tel que le communiste Alexis Corbière, formé par Boussel-Grinberg dit « Lambert », père de ce courant d’extrême-gauche, sont immédiatement montés au créneau pour défendre l’unité de l’église jacobine, attaquant avec virulence l’Alsace comme aux plus belles heures de 1919.
Il faut supprimer le Concordat d’Alsace Moselle, qui ne respecte pas la laïcité.
Aligner notre système de sécurité sociale sur le leur, plus social (cotisations y compris patronales plus élevées)
Avancées sociales pour tous : rien ne justifie les particularismes et inégalités
— Alexis Corbière (@alexiscorbiere) August 12, 2025
Derrière cette rhétorique jacobine éculée se cache la voracité du vieil impérialisme français qui ne tolère aucune infraction au droit suprême de son État de piller qui bon lui semble. Et s’il ne peut piller pour s’enrichir, il entend empêcher les autres de prospérer au nom de son « égalité ».
Un argument basé sur une ignorance historique
L’annonce gouvernementale et les réactions qu’elle a suscitées reposent sur un mépris historique et une logique d’écrasement des peuples. Les deux jours fériés supplémentaires de l’Alsace-Moselle ne sont pas un caprice, mais un héritage du Concordat de 1801 et des négociations post-1918, lorsque l’Alsace germanique, annexée par la France après des décennies d’appartenance allemande, a conservé ces droits pour préserver son identité ethnique et religieuse en échange de son maintien pacifique au sein de l’Hexagone. C’est un contrat moral et politique entre l’État français et l’Alsace, pas un privilège accordé de bonne grâce par la France. Toute rupture de ce contrat aurait des répercussions politiques imprévisibles.
Prétendre, comme Barrière, que cela brise l’« égalité », vieux mythe révolutionnaire français, ignore que l’Alsace cotise 5 % de plus à la Sécurité sociale tout en maintenant un système équilibré – un modèle que Paris devrait envier plutôt que dénigrer. Cette violente réaction s’inscrit dans l’intolérante tradition française pour la différence, legs désastreux du nivellement révolutionnaire qui, depuis 1789, a toujours cherché à subordonner les peuples étrangers, traités en nations vaincues à piller à outrance.
Les libertés des peuples en jeu
Les Alsaciens, comme les Bretons, les Corses ou les Basques, revendiquent des libertés concrètes et non une « égalité » abstraite : le droit de préserver leur langue, leurs traditions et leurs institutions nationales. En Alsace-Moselle, ces libertés se traduisent par des jours fériés spécifiques, un droit et un système social autonomes. Ces droits sont l’expression d’une façon d’être et de faire héritée de l’histoire qui n’a pas à se justifier vis-à-vis des Français. Car ce sont les Français qui ont annexé l’Alsace et les usages de son peuple, pas l’inverse. L’attaque contre ces acquis est une attaque contre le peuple alsacien, mais aussi contre les peuples de l’Hexagone et les rares libertés qu’ils ont su arracher au terme d’un combat permanent contre Paris.
L’ethno-fédéralisme, seule solution face à la gabegie parisienne
Face à cette agressivité française, l’ethno-fédéralisme apparaît comme la seule réponse viable pour les peuples qui maintiennent aujourd’hui leurs affaires intérieures en ordre, contrairement à une France secouée par l’anarchisme culturel et le clientélisme. Un État français en faillite, englué dans une dette abyssale et incapable de gérer ses finances et son économie, ne peut continuer à imposer une tutelle oppressive à des peuples en bonne santé.
Le fédéralisme ethnique permettrait à chaque peuple – Alsaciens, Bretons, etc. – de gérer ses affaires, de préserver ses libertés et de s’affranchir progressivement d’une centralisation parisienne qui les étouffe et les empêche de progresser. Car l’État français aujourd’hui est synonyme de sclérose et de déclassement.
L’Alsace, avec son modèle économique et social performant, montre la voie : des pays autonomes sont en mesure de dépasser un État français exsangue et paralysé. Les droits du peuple alsacien sont légitimes et n’ont pas à être remis en cause, sauf à précipiter un mouvement séparatiste plus large. Les peuples prisonniers de l’Hexagone doivent rejeter l’absurde idéologie hexagonale, aujourd’hui symptôme de faillite, et bâtissons une alliance des peuples réels de l’Hexagone pour enfin entrer dans le 21e siècle.
Budig Gourmaelon
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