Nantes : proche de la maire de gauche, l’avocate féministe Anne Bouillon qui avait dénoncé les amalgames après le viol d’une Bretonne par des Soudanais, entendue pour les conditions de travail « toxiques » imposées à ses collaboratrices

Les Bretons connaissent bien Anne Bouillon. Cette avocate, qui se revendique féministe et proche du pouvoir socialiste nantais, au point d’être 63e sur la liste de Johanna Rolland (PS) lors des élections municipales de 2020, s’était illustrée lors de l’effroyable viol collectif qui s’était déroulé en 2022 sur l’île de Nantes.

Suite à ce viol commis en pleine rue par plusieurs migrants soudanais sur une Bretonne, Anne Bouillon, qui était parvenue à se faire désigner en urgence comme avocate de la victime, s’était empressée de dénoncer « la récupération politicienne du drame » prétendue de ceux qui posaient la question de la dégradation de la situation sécuritaire à Nantes sous la direction du Parti socialiste.

L’avocate avait  ensuite dénoncé la « stigmatisation des migrants » qui, selon elle, consistait à les désigner « comme responsables premiers de l’insécurité qui régnerait dans notre pays en général et à Nantes en particulier. » Anne Bouillon assura que la victime avait pour premier soucis de « clamer son attachement profond et indéfectible aux valeurs humanistes que sont l’accueil de celles et ceux qui cherchent refuge et l’ouverture aux autres. Ce qu’elle a subi et qui l’a perpétré (?) n’y change rien. Elle rejette l’amalgame facile et erroné fait entre immigration et délinquance. Elle rappelle que les violences sexuelles et sexistes existent en tous lieux, en tout temps, en tous milieux ».

La presse d’état française, volontiers pro-immigration, s’empressa de reprendre ces éléments de langage pour désamorcer la crise.

Depuis, l’avocate féministe est empêtrée dans un scandale déontologique. Ses anciennes collaboratrices ont témoigné des conditions de travail que leur a longtemps imposé la très médiatique avocate de la gauche nantaise.

Un article de France 3 relate les pressions subies au quotidien :  « Je voulais absolument bosser avec elle. Je l’admirais beaucoup. Et dès le premier jour de mon stage, j’ai été convoquée dans son bureau pour un dossier de plusieurs kilos à conclure pour le soir même. Je n’avais pas de bureau, pas d’ordinateur, pas de lumière, pas de chaise. Ça m’a mis un petit peu de pression. Et heureusement que les autres collaboratrices m’ont aidée. Elles m’ont trouvé un ordinateur qui fonctionnait à peine, une chaise, elles m’ont aidée et m’ont expliqué ce que je devais faire ».

Ses collaboratrices disent avoir travaillé sans contrat de travail et été « payée au lance-pierres ». L’une d’entre elles déclare : « De la voir fouler tous les plateaux de télévision, de la voir s’exprimer sur tous les sujets, c’est une imposture. Qu’elle se dise féministe et ne pas permettre à ses collaboratrices, parce qu’il n’y a que des femmes qui bossent pour elle, de pouvoir bien bosser, c’est hyper détestable ».

Entendue le vendredi 4 septembre 2026 par le conseil disciplinaire de Bretagne, ses avocats, Me Thierry Fillion et Me François Saint-Pierre, ont souhaité que les débats se tiennent en chambre du conseil. La presse a été invitée à quitter les lieux indique Ouest-France.

Pas d’hyper médiatisation cette fois.

Budig Gourmaelon

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By La rédaction

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