À l’occasion de l’examen du budget primitif 2025 au prochain conseil municipal, la mairie de Nantes envisage de décliner – dans le courant de l’année – son expérimentation d’un «budget sensible au genre» à l’aune des aménagements des rues et des places de la cité des ducs. Copilotée avec les associations du «réseau de la ville non-sexiste» – une instance ouverte de la ville de Nantes -, cette initiative consistera à mener des «évaluations participatives» de plusieurs lieux, «concevoir et gérer des espaces publics correspondant aux besoins et aspirations de toutes et tous» et lutter contre le sexisme de rue, indique un communiqué diffusé le 27 janvier par la mairie.
Une enquête expérimentale de terrain, intitulée «Contre le sexisme, imaginons les espaces publics de demain», est en cours sur trois premiers lieux de l’agglomération nantaise : la place du Bouffay, le cœur de Breil et le pôle d’échanges de Pirmil. La taille des trottoirs, le mobilier urbain, l’éclairage des rues, ou encore la végétalisation font partie des aménagements qui pourraient être repensés par cette enquête, et mis en pratique dès le chantier de la place de la Petite-Hollande, en centre-ville.
Cette réflexion sur les équipements urbains a été amorcée dès la fin 2024 par la mairie socialiste, avec la réunion d’une «communauté citoyenne de personnes concernées par le sexisme sur l’espace public». Constitué de 25 femmes et personnes LGBTQIA+, le groupe de travail a été chargé de déterminer, entre autres, ce qui caractériserait un espace public égalitaire et agréable, ou encore d’identifier les restrictions subies par les personnes concernées en raison d’«inégalités de genre vécues».
Source : Le Figaro
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