Depuis des années, le Département des Côtes-d’Armor, présidé par Christian Coail (Parti socialiste) et sa majorité de gauche, persiste à engloutir des sommes colossales dans la Villa Rohannec’h, un domaine départemental à Saint-Brieuc présenté comme une « fabrique d’art et de culture ». En 2025, cette gabegie se poursuit avec des dépenses estimées entre 200 000 € et 1 million €, alors que la culture bretonne – en particulier la langue bretonne et son enseignement – reste cruellement sous-financée. Ce choix budgétaire, porté par une gauche française déconnectée des réalités bretonnes, soulève l’indignation d’un nombre croissant de contribuables bretons, qui voient leurs impôts dilapidés dans des projets élitistes plutôt que dans la défense de leur identité.
Un gouffre financier opaque
Propriété du Département depuis 1946, la Villa Rohannec’h est un gouffre financier. Chaque année, son entretien (villa classée, parc de 7 ha) coûte entre 50 000 € et 200 000 €, selon des estimations basées sur des sites patrimoniaux comparables. En 2025, des « travaux importants » – potentiellement 100 000 € à 500 000 € – sont prévus, sans qu’aucun chiffre précis ne soit communiqué (Ouest-France, 15/02/2025). À cela s’ajoutent les résidences artistiques, comme celle accueillant cette semaine Judith Bordas, Myriam Prevost et Aëla Gourvennec pour leur projet « La fabrique du silence », qui pourraient coûter entre 30 000 € et 150 000 € pour trois à cinq projets annuels. Claudine Roblez, responsable de la médiation, justifie cet accueil comme un « accompagnement de la création contemporaine » (Le Télégramme, 2025). Mais où est la transparence ? Aucun budget détaillé n’est rendu public, laissant les Bretons dans l’ignorance de l’utilisation de leurs impôts.

Judith Bordas, Myriam Prevost et Aëla Gourvennec
Le Département, principal financeur, est épaulé par le Syndicat Mixte du Grand Légué (Région Bretagne, Saint-Brieuc Armor Agglomération), qui cofinance des projets sans préciser sa contribution. Depuis 2014, des travaux de toiture et de consolidation ont déjà englouti des dizaines de milliers d’euros, et la facture ne cesse de grimper. En février 2025, Patrice Kervaon, vice-président à la culture, a confirmé une ligne budgétaire pour la villa, malgré une coupe de 11 % dans le budget culturel départemental (Ouest-France, 15/02/2025). Pourquoi maintenir un tel fardeau alors que des priorités bretonnes sont négligées ?
Une insulte à la culture bretonne
Pendant que la Villa Rohannec’h accueille des projets comme « La fabrique du silence », la culture bretonne est reléguée au second plan. Les écoles Diwan, qui luttent pour transmettre la langue bretonne, survivent avec des subventions insuffisantes : en 2024, elles ont reçu seulement 1,2 M€ de la Région Bretagne pour 47 établissements, soit environ 25 000 € par école. Pourquoi ce pilier de l’identité bretonne, qui mobilise des milliers de personnes, ne bénéficient-ils pas d’un soutien comparable à celui d’une villa réservée à une élite artistique ?
Le projet de la Villa Rohannec’h, piloté par les services départementaux depuis 2016, privilégie une « création contemporaine » déconnectée des réalités bretonnes. En 2020, le site accueillait des anthropologues, des designers et des étudiants en Beaux-Arts pour des ateliers sur la lumière ou la pêche à pied (Le Télégramme, 15/07/2020). Ces initiatives ne résonnent pas avec les aspirations des Bretons, qui demandent une valorisation de leur langue, de leur musique et de leur patrimoine. La gauche française, en soutenant ces projets, semble préférer une vision parisienne et cosmopolite de la culture, au détriment de l’âme et des arts bretons.
Une gestion contestée
La gestion de la Villa Rohannec’h illustre le fossé entre la majorité départementale et les contribuables bretons. En 2025, des élus d’opposition, comme Romain Boutron et Mickaël Chevalier, ont relancé le débat sur une possible vente du domaine, dénonçant son coût exorbitant et son utilité limitée (Ouest-France, 2025). Avec un accès restreint au public – hormis quelques événements comme la Villa Disco, organisée par l’association Seanapse pour 1 500 personnes – la villa reste un luxe élitiste, loin des besoins des Bretons.
La gauche française, sous la houlette de Christian Coail, persiste dans cette voie. Pourtant, le Département, qui a réduit son budget culturel de 11 %, pourrait réallouer ces fonds à des initiatives véritablement bretonnes. Par exemple, les 200 000 € à 1 M€ annuels de la villa pourraient financer l’inscription chez Diwan de 130 à 650 élèves bretons supplémentaires. Cette gabegie est d’autant plus choquante que Saint-Brieuc, avec un centre-ville en déclin (41,3 % de vacance commerciale en 2020, Le Télégramme, 12/05/2025), a besoin d’investissements pour revitaliser son économie et son patrimoine local.
Pour une Bretagne souveraine et culturelle
Stourm appelle à un sursaut. Les impôts des Bretons doivent servir à défendre leur identité, pas à entretenir une villa pour des projets déconnectés. Nous exigeons une transparence totale sur les coûts de la Villa Rohannec’h et une réorientation des fonds vers la langue bretonne, la musique traditionnelle et les initiatives populaires. La gauche socialo-communiste, par ses choix, trahit l’âme de la Bretagne. Il est temps de rendre le pouvoir au peuple breton pour une culture vivante et fière !
Budig Gourmaelon
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