La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, un joyau gothique du XVe siècle, s’apprête à rouvrir partiellement ses portes au public le 27 septembre 2025, cinq ans après un incendie volontaire qui l’a gravement endommagée.
Un peu plus de cinq ans après l’incendie volontaire qui a endommagé la cathédrale de #Nantes, les cloches ont resonné ce 19/09, à 14h, pendant 18 minutes. « Le son, c’est la vie. C’est une renaissance » disent certains passants. La cathédrale doit rouvrir partiellement le 27/09. pic.twitter.com/6jBwXW2U84
— ici Loire Océan (@iciloireocean) September 19, 2025
Un pyromane venu d’Afrique
L’incendie, survenu le 18 juillet 2020, a été causé par Emmanuel Abayisenga, un Rwandais catholique de 42 ans arrivé en France en 2012. Pris en charge par le diocèse de Naoned (Nantes), très engagé en faveur de l’immigration africaine, et logé par celui-ci, Abayisenga a expliqué son geste par sa colère de n’être pas régularisé définitivement.
Condamné à quatre ans de prison ferme en 2023, il a également avoué le meurtre du prêtre Olivier Maire à Saint-Laurent-sur-Sèvre en août 2021, ajoutant une dimension encore plus sombre à son parcours chaotique.
Un Symbole de Renaissance
La réouverture de la cathédrale est légitimement célébrée comme un moment de renaissance. Les cloches ont résonné à 14h le 19 septembre 2025, pendant 18 minutes, symbolisant un retour à la vie pour ce monument breton. Les travaux ont permis non seulement de restaurer l’édifice, mais aussi de découvrir des éléments archéologiques surprenants lors des fouilles, enrichissant ainsi la compréhension de l’histoire de la cathédrale. Ces découvertes, bien que réalisées dans des circonstances tragiques, offrent une perspective nouvelle sur les strates de l’histoire nantaise.
Un Rappel Historique Profond
Pour comprendre l’importance de cet édifice, il est essentiel de rappeler son histoire. La construction de la cathédrale gothique actuelle a débuté au XVe siècle, avec la pose de la première pierre le 14 avril 1434 par Jean V, Duc de Bretagne, et Jean de Malestroit, Évêque de Nantes. Ces deux figures clés ont joué un rôle crucial dans le lancement du projet, voyant en la cathédrale un moyen de renforcer l’identité nationale bretonne. Jean V, connu pour sa diplomatie habile, a soutenu financièrement et politiquement la construction, tandis que Jean de Malestroit, en tant qu’évêque, a mobilisé les ressources ecclésiastiques nécessaires. Leur vision a permis de poser les bases d’un édifice qui transcenderait les siècles.

Tombeau de François II, Duc de Bretagne
La construction s’est poursuivie pendant près de 457 ans, jusqu’à son achèvement en 1891. Au fil des siècles, la cathédrale a été témoin de nombreux événements historiques, servant de lieu de rassemblement pour la population nantaise et de symbole de la foi bretonne. Elle abrite également des tombeaux historiques, comme celui du Duc François II, et de son épouse Marguerite de Foix, parents d’Anne de Bretagne, ajoutant une dimension souveraine à son héritage.
Une Leçon pour l’Avenir
La réouverture de la cathédrale n’est pas seulement un retour à la normalité, c’est aussi l’occasion de réaffirmer l’importance de préserver ces lieux chargés d’histoire pour les générations bretonnes futures. La réouverture de la cathédrale de Nantes est à la fois une victoire sur l’adversité et un rappel des défis complexes que la société française doit affronter dans un monde de plus en plus interconnecté.
Budig Gourmaelon
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