Le média The Flare a diffusé une vidéo dans laquelle Ebun Joseph, « Rapporteur spécial sur l’égalité raciale et le racisme », nommée par le gouvernement irlandais, déclare, hilare, à propos de l’intégration des migrants extra-européens : « S’il vous plaît, laissez tomber, on n’a pas besoin de parler gaélique. »
« PLEASE PLEASE LET IT GO, WE DON’T NEED TO SPEAK IRISH »
Dr. Ebun Joseph, Government appointed « Special Rapporteur on Racial Equality and Racism » from Nigeria, tells panellists that Irish people need to « give up » speaking our Irish language.
Ms Joseph is routinely given air time… pic.twitter.com/cDkYztBBYU
— The Flare (@TheFlareNews) August 11, 2026
Originaire du Nigeria et installée en Irlande depuis 2002, elle suggère que les Irlandais devraient abandonner l’enseignement de leur langue nationale, pourtant menacée. Le message a choqué : une figure officielle d’origine étrangère, financée par le contribuable, invite le peuple hôte à relâcher ce qui reste de son héritage linguistique.
Le contexte démographique et linguistique

L’Irlande compte aujourd’hui environ 5,46 millions d’habitants. La croissance démographique récente repose largement sur la migration nette (près de 60 000 en 2024-2025). La part de population née à l’étranger atteint 22-23 %. Dans le même temps, la langue irlandaise, pourtant officielle, ne compte plus que quelque 72 000 locuteurs quotidiens hors école, soit à peine 1,5 % de la population. Dans les Gaeltacht elles-mêmes, la pratique régulière continue de reculer.
Le remplacement migratoire : une colonisation inversée
Ce double mouvement – afflux migratoire rapide et fragilisation critique de la culture indigène – constitue ce que l’on appelle le remplacement migratoire. Il ne s’agit pas de « diversité ». Lorsque le volume d’arrivées non assimilées dépasse la capacité d’intégration, et que les institutions officielles relativisent systématiquement la langue, l’histoire et l’identité du peuple d’accueil, on bascule vers une forme de colonisation inversée. Les Irlandais, qui ont résisté pendant des siècles à une domination britannique ayant failli éradiquer le gaélique, se retrouvent à financer des discours qui leur demandent de céder encore davantage.
Un ethnocide culturel
L’ethnocide culturel n’exige pas de violence physique. Il opère par dilution démographique et par subordination de la culture hôte aux exigences des nouveaux arrivants. Exiger que l’irlandais cède du terrain pour accommoder l’immigration de masse organisée par le système capitaliste, alors que cette langue celtique est déjà en situation de minorité extrême, illustre parfaitement ce processus : la culture indigène devient optionnelle, tandis que les revendications « antiracistes » deviennent prioritaires.
Un peuple a le droit et le devoir de préserver sa continuité ethnique, linguistique et culturelle. Accepter que des non-indigènes dictent les termes de cette continuité, c’est renoncer à soi-même. L’Irlande n’a pas survécu à la Grande Famine et à la colonisation pour se dissoudre volontairement sous le prétexte de l’ouverture.
Konan Riou
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