Une vision dangereuse et jacobine : critique bretonne du démantèlement de la police municipale voulue par Mathilde Panot et LFI (Tribune)

Les propositions de la députée française Mathilde Panot (LFI), relayées par Pierre-Yves Cadalen, député LFI de Brest, en matière de sécurité, reflètent une vision profondément centralisatrice et déconnectée des réalités de la Bretagne.

Depuis sa position de cheffe des députés LFI, Panot avance des idées qui, sous couvert d’une prétendue « autre politique de tranquillité publique », mettent en péril l’efficacité des forces de l’ordre, en particulier en Bretagne, où les besoins spécifiques en matière de sécurité sont ignorés par Paris et l »État français.

L’Argument de l’inefficacité des armes à feu pour la police municipale

Panot affirme que « armer la police municipale n’a jamais prouvé aucune efficacité ». Cet argument est non seulement faux, mais il ignore les vérités concrètes du terrain. En Bretagne, les policiers municipaux armés ont joué un rôle crucial dans la neutralisation de menaces immédiates, notamment d’actes de violence urbaine. L’exemple de l’attentat de Nice en 2020, où des policiers municipaux armés ont sauvé des vies, illustre parfaitement l’erreur de cette position. En dénier l’efficacité, c’est nier les faits et exposer les citoyens à des risques inutiles.

La critique des caméras de vidéosurveillance

Panot qualifie les caméras de vidéosurveillance d' »outils liberticides » et inefficaces, citant une prétendue étude de la Cour des comptes selon laquelle elles ne résolvent que 1 à 3% des affaires. Cette assertion est à la fois partielle et manipulée. En réalité, les caméras de surveillance servent non seulement à résoudre des crimes, mais aussi à prévenir les délits et à rassurer les populations. En Bretagne, où les zones rurales et urbaines coexistent, un tel outil est essentiel pour maintenir un équilibre entre sécurité et liberté. De plus, l’argument de Panot ignore le fait que les caméras sont souvent demandées par les citoyens bretons eux-mêmes, signe d’un besoin ignoré par une vision centralisatrice.

La promotion d’une police de proximité intégrée à la police nationale

Proposer d’intégrer les polices municipales bretonnes dans la police nationale, comme le suggère Panot, est une idée qui va à l’encontre des principes de décentralisation et de proximité. En Bretagne, les forces de police municipales, adaptées aux spécificités culturelles et géographiques de notre pays, sont bien placées pour répondre aux besoins des Bretons.

L’idéologie au détriment de la pragmatisme

Les propositions de Panot s’inscrivent dans un processus idéologique qui privilégie une vision politique de la sécurité, LFI étant proche de clientèles électorales criminogènes, plutôt qu’une approche pragmatique. En Bretagne, où les enjeux de sécurité sont marqués par des problématiques spécifiques (comme la lutte contre les trafics ou la protection des zones côtières), une telle approche est non seulement inadaptée, mais dangereuse. Elle ignore les réalités bretonnes au profit d’une uniformisation qui dessert les intérêts des Bretons.

Une Alternative Responsable

Face à ces propositions centralisatrices et inefficaces, le Parti Nationaliste Breton (PNB) propose une vision radicalement différente, centrée sur la responsabilité pleine et entière de la Bretagne en matière de sécurité intérieure. Le programme du PNB repose sur plusieurs piliers fondamentaux :

  • Une police bretonne autonome et responsable

Le PNB milite pour la création d’une police bretonne pleinement autonome, intégrée dans un cadre institutionnel où la Bretagne aurait la maîtrise de ses forces de l’ordre. Cette police serait responsable de la sécurité intérieure sur l’ensemble du territoire breton, avec des effectifs adaptés aux besoins locaux et une formation spécifique aux réalités culturelles et géographiques de la Bretagne.

  • Armement et équipement adaptés

Contrairement à Panot, le PNB considère que l’armement des forces de l’ordre, y compris la police municipale, est essentiel pour garantir la sécurité des citoyens. Les policiers bretons seraient équipés des moyens nécessaires pour faire face à toutes les menaces, qu’elles soient terroristes, criminelles ou liées à des troubles publics. Cette approche pragmatique s’appuie sur la conviction que la sécurité des Bretons passe avant tout par des moyens concrets et efficaces.

  • Technologies de surveillance modernes et respectueuses des libertés

Le PNB reconnaît l’importance des technologies comme les caméras de vidéosurveillance, mais insiste sur leur utilisation dans un cadre respectueux des libertés individuelles. En Bretagne, ces outils seraient déployés de manière ciblée, en consultation avec les collectivités locales et les citoyens, pour répondre aux besoins spécifiques de chaque territoire, qu’il s’agisse des zones urbaines de Rennes ou des campagnes du Finistère.

  • Souveraineté bretonne

Enfin, le PNB place la souveraineté au cœur de sa vision. La Bretagne, en tant que nation historique, doit reprendre le contrôle de sa sécurité intérieure, loin des diktats d’une administration parisienne centralisatrice. Cela inclut la gestion des budgets de sécurité, la formation des policiers et la définition des priorités locales, en concertation avec les Bretons eux-mêmes.

Une Vision Dangereuse pour la Bretagne

Les propositions de Mathilde Panot, relayées par Pierre-Yves Cadalen, représentent une vision dangereuse pour la Bretagne. En prônant le désarmement de la police municipale, la critique des outils de surveillance modernes et une intégration centralisée des forces de l’ordre, elles ignorent les besoins spécifiques des Bretons et sapent les fondements d’une sécurité efficace, ouvrant la voie aux menées des narco-trafiquants allogènes. Le PNB, quant à lui, propose une alternative responsable, ancrée dans la réalité bretonne et respectueuse de sa souveraineté. Le nationalisme breton offre une voie pragmatique et protectrice, seule capable de garantir la sécurité publique dans une Bretagne libre.

Budig Gourmaelon

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By La rédaction

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