La découverte d’une bombe alliée d’une tonne à Rennes rappelle l’ampleur sanglante des campagnes de terreur contre la Bretagne

Une bombe d’une tonne datant de la Seconde Guerre mondiale a été découverte près de Rennes, à Montfort-sur-Meu, un événement rapporté par Ouest-France. Ce vestige est un rappel cruel des campagnes de bombardements intensifs menées par les forces anglo-américaines sur la Bretagne entre 1943 et 1945.

Les Campagnes de Terreur Alliée Contre la Bretagne

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Entre 1943 et 1945, les forces anglo-américaines ont mené des bombardements intensifs sur la Bretagne, sous prétexte de cibler des infrastructures militaires stratégiques. Ces attaques, souvent indiscriminées, ont causé des destructions massives et des pertes civiles considérables. Les villes bretonnes, en raison de leur position géographique ont été particulièrement touchées.

De 1943 à 1944, Rennes a été bombardée à plusieurs reprises par les Alliés. Ces raids ont visé non seulement des cibles militaires, mais aussi des quartiers résidentiels, causant des centaines de victimes civiles. Les estimations varient, mais on compte environ 500 à 1,000 civils tués à Rennes durant cette période. Les bombardements les plus meurtriers ont eu lieu en mai 1944, transformant des pans entiers de la ville en ruines.

La ville de Saint-Malo a été pratiquement rasée par les bombardements alliés entre août et septembre 1944. Ces attaques, menées pour déloger les forces allemandes retranchées dans la ville, ont causé la mort de plus de 800 civils. La vieille ville, classée au patrimoine mondial, a été détruite à 80%, laissant derrière elle des milliers de sans-abri et une population traumatisée.

Lorient, en raison de son importance comme base sous-marine, a été l’une des villes les plus bombardées de France. Entre 1943 et 1945, les Alliés ont largué des tonnes de bombes sur la ville, tuant environ 1,200 civils. Ces raids ont transformé Lorient en un champ de ruines, avec des destructions massives des infrastructures civiles et militaires.

Les bombardements de 1944 à Brest ont causé la mort de plus de 1,000 civils. La ville, stratégiquement importante, a été réduite à l’état de décombres, avec des pertes civiles considérables dues à l’intensité des raids.

À Saint-Nazaire, les bombardements alliés durant la Seconde Guerre mondiale ont causé des pertes civiles significatives. Selon les estimations, environ 1,200 à 1,500 civils ont perdu la vie à Saint-Nazaire entre 1943 et 1945, principalement en raison des raids intensifs menés par les forces anglo-américaines.

Le 29 mai 1944, les forces alliées ont lancé un raid aérien sur Morlaix, visant principalement les installations ferroviaires et militaires. Cependant, les bombes ont également touché des zones civiles, causant des dégâts considérables et tuant 39 enfants, âgés de 3 à 14 ans, qui faisaient partie des élèves de l’école publique de garçons et de l’école publique de filles, situées dans le centre-ville. L’école de garçons, en particulier, a été directement touchée, tuant 22 enfants sur place. L’école de filles, bien que moins endommagée, a également vu plusieurs de ses élèves périr sous les décombres.

Morlaix, après l’attaque alliée du 29 juillet 1944

Les Vestiges de la Guerre

La découverte récente d’une bombe d’une tonne près de Rennes est un rappel cruel de ces années sombres. Ces vestiges, encore présents dans le sol breton, témoignent de l’ampleur des destructions et des dangers persistants. Ils nous obligent à nous interroger sur les responsabilités historiques et sur les leçons à en tirer. La Bretagne, nation martyre, ne doit pas oublier ces crimes. Elle doit, au contraire, s’en servir pour construire une pleine indépendance, forger sa neutralité conformément à ses intérêts, et se doter des moyens de sa protection.

Budig Gourmaelon

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By La rédaction

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