Le Niger vient de frapper un grand coup contre l’héritage colonial en reléguant le français, langue imposée par des décennies d’impérialisme, au rang de simple « langue de travail ».
Selon l’AFP, dans un article publié sur LCI le 8 avril 2025, cette décision s’ancre dans la « Charte de la refondation », promulguée le 26 mars par le chef de l’État du Niger, Abdourahamane Tiani. Désormais, le haoussa, langue du peuple nigérien parlée par des millions d’habitants, est érigé en langue nationale, tandis que neuf autres idiomes locaux, comme le zarma-songhay ou le fulfuldé, retrouvent leur dignité. Le français, jadis outil de domination utilisé par une minorité (13 % de la population), est enfin remis à sa juste place : un vestige du passé, loin de sa prétendue suprématie.
Exit les rues et monuments aux noms hexagonaux, exit l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) où le Niger, comme le Mali et le Burkina Faso, refusent désormais de participer. Ces nations, unies dans l’Alliance des États du Sahel (AES), montrent la voie : un peuple peut briser les chaînes linguistiques et culturelles imposées par l’étranger pour affirmer son identité.
Et si la Bretagne s’inspirait de cet exemple ? Comme le haoussa au Niger, le breton est la langue du cœur, celle qui porte notre histoire, nos luttes, notre âme. Ce que le Niger accomplit aujourd’hui—la fin d’une hégémonie culturelle imposée par Paris—est possible chez nous. Imaginer une Bretagne où le breton devient la langue nationale, où nos enfants l’apprennent dès l’école, où nos institutions le parlent fièrement, n’est pas un rêve utopique : c’est une nécessité et une possibilité.
À nous, Bretons, de saisir cette leçon et de faire résonner notre langue, libre et souveraine, face à l’uniformisation jacobine. An hini a garo Breizh, a garo he yezh !
Ewen Broc’han
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